mercredi 31 décembre 2008

Muffins aux chocolats (variations sur le même thème)

Ma grande fille est somnambule.

Rien de rare chez les enfants de cet âge, me direz-vous, et rien de très inquiétant non plus, même si c'est assez déconcertant de les voir descendre l'escalier comme des robots pour venir vous tenir des propos complètement décousus, tout ça sans vraiment vous voir et sans qu'il soit possible d'établir la moindre communication.

Là où les choses se corsent, c'est quand cela se produit alors que les parents sont couchés et que le système d'alarme est branché...

Le temps de réaliser que l'intrusion n'en est pas une et que "l'intruse", bien que profondément endormie, a quand même eu le réflexe de retourner au lit dare-dare en entendant la temporisation de l'alarme se mettre en route, on est bien réveillé! Rien de tel qu'une bonne montée d'adrénaline pour être en pleine forme, c'est bien connu.

Enfin, tout ça s'est terminé dans un fou rire d'anthologie le lendemain matin quand l'Homme et moi nous sommes remémoré le moment où il a courageusement dégainé son sabre japonais (c'est un grand fan de Tarantino) avant de descendre faire le tour du rez-de-chaussée afin de s'assurer que nous n'avions effectivement pas de visiteurs indésirables. Katana et flanelle à carreaux... Si visiteurs il y avait eu, nous étions bons pour la garde à vue: rien que le look les aurait tués.

Cet après-midi, c'est goûter chez Monique-les-doigts-de-fée.

Muffins au chocolat noir et pignons de pin

Ingrédients (pour 24 muffins de taille moyenne):

  • 300 gr de farine
  • 1 sachet de levure en poudre
  • 100 gr de sucre roux de canne
  • 50 gr de pignons de pin
  • 150 gr de chocolat noir à 80%
  • 2 oeufs
  • 25 cl de lait
  • 1 c. à s. de miel liquide
  • 75 gr de beurre fondu
  • 1 pincée de sel

Préchauffez le four à 180°.

Tamisez la farine au-dessus d'un saladier. Ajoutez-y la levure, le sucre, les pignons, le sel et mélangez.

Cassez le chocolat en morceaux et faites-le fondre au bain-marie. Mélangez en masse lisse.

Dans un bol, battez légèrement les oeufs puis ajoutez-y le lait, le miel, le beurre et le chocolat fondus. Mélangez puis versez sur la farine en remuant. La pâte doit rester légèrement grumeleuse.

Répartissez dans des moules à muffins (emplis aux 3/4) et faites cuire environ 20 minutes à four chaud.



Muffins au chocolat blanc et amandes effilées

Ingrédients (pour 24 muffins de taille moyenne):

  • 375 gr de farine
  • 1 sachet de levure en poudre
  • 125 gr de sucre en poudre
  • 200 gr de chocolat blanc en morceaux
  • 2 oeufs
  • 375 ml de lait
  • 160 gr de beurre fondu
  • 45 gr d'amandes effilées

Préchauffez le four à 210°.

Tamisez la farine dans un grand saladier, incorporez le sucre et le chocolat et creusez un puits au centre.

Fouettez les oeufs et le lait dans un bol et ajoutez aux ingrédients secs. Incorporez le beurre et mélangez avec une cuillère métallique. La pâte doit être grumeleuse.

Versez le mélange en remplissant aux 3/4 chaque creux de la plaque à muffins. Parsemez d'amandes effilées et appuyez légèrement dessus.

Faites cuire environ 20 minutes et piquez avec une brochette ou un couteau pour vérifier la cuisson.

Bonne dégustation!

dimanche 9 novembre 2008

Chaussons saumon-Philadelphia®-tomates séchées et pesto à la roquette

Ce post pourrait avoir pour sous-titre "C'est parfois dans les vieilles casseroles qu'on fait les meilleures soupes" ou encore, façon Friends, "Celui où l'Ancien rencontre le Nouveau... et lui botte le derrière".

Vendredi 24 octobre, 20 heures: concert de Lorie au Country Hall du Sart-Tilman. Chose promise, chose due: les gnômes et moi figurons au nombre des spectateurs (il faut bien que le pré-ado exulte, comme disait Jacques - et puis la vie d'une mère est jalonnée de lourds sacrifices, c'est bien connu).

Je garderai pour moi ce que m'inspire l'artiste et son oeuvre; ce n'est pas le propos de ce billet. Par contre, une chose m'a frappée dès le lendemain du spectacle: c'est la réaction - ou plutôt l'absence de réaction - de mes filles. Ce concert, elles en rêvaient, en parlaient, le sublimaient depuis des mois... et puis, tout d'un coup, plus rien: l'encéphalogramme plat, un non-événement!

Une absence de réaction pour le moins déconcertante pour moi, qui appréhendais ce concert comme un tremblement de terre dont j'allais avoir à subir les répliques pendant des semaines (ma maison pleine de "Moi j'ai besoin d'amou-ou-ou-our" hurlés à s'en faire péter les cordes vocales - entre parenthèses, on pourrait se demander si ce n'est pas à force de hurler ça en boucle que Lorie a fini par attirer le loup-Garou... mais bon, je m'égare, là).

Je vous avoue que je n'ai pas vraiment cherché à comprendre; sonder les motivations des pré-ados est un exercice énergétiquement fort peu rentable. Par contre, ces chères têtes blondes n'en finiront jamais de m'étonner...

Mardi 27 octobre: les filles sont en vacances (congé de Toussaint) et demandent à aller au cinéma. Nous jetons un coup d'oeil au programme et optons pour Mamma Mia, comédie musicale filmée dont la trame narrative est rythmée par les plus grands succès du groupe ABBA.

Eh bien, croyez-moi ou non mais le soir-même j'étais sommée de dépoussiérer mon vieux best-of et depuis ce jour, la maison est pleine de "Dancing Queeeeen" et autres "Honey, Honey" (version yaourt, bien entendu - leur anglais est très perfectible...) Qui a dit "Has Been"?

Pas de yaourt dans la recette qui suit, mais du fromage frais.

Ingrédients (pour 6 personnes):

  • 2 disques de pâte feuilletée prête à l'emploi
  • 3 filets de saumon d'environ 100 gr chacun
  • 1 barquette de Philadelphia® nature (200 gr)
  • 100 gr de tomates séchées
  • 1 oeuf
  • 3 grosses poignées de roquette
  • 3 c. à s. de pignons de pin
  • 3 c. à s. de parmesan frais râpé
  • 1 gousse d'aïl
  • huile d'olive
  • sel, poivre, piment d'Espelette

Confectionnez le pesto à la roquette: pelez la gousse d'ail, placez-la dans le bol du hachoir avec les pignons, la roquette et le parmesan, hachez le tout puis ajoutez l'huile d'olive selon votre goût tout en mélangeant bien. Réservez au frigo.

Préchauffez le four à 220°.

Hachez finement les tomates séchées et incorporez-les au Philadelphia®. Ajoutez le sel, le poivre et le piment et mélangez bien.

A l'aide d'un bol (environ 15 cm de diamètre), découpez 6 disques de pâte feuilletée. Garnissez chacun d'entre eux de la moitié d'un filet de saumon découpé en cubes et d'une bonne cuiller à soupe du mélange Philadelphia®-tomates. Fermez en demi-lune et pincez bien les bords. Badigeonnez à l'oeuf battu.

Enfournez et laissez cuire 15 à 20 minutes.

Servez avec une cuiller à soupe de pesto.

Bon appétit!

dimanche 19 octobre 2008

Bonshommes au sucre et aux raisins secs ("cougnous")

"Mais c'est pas possible! Les p'tits mecs de dix ans, ça ne pense qu'à ça!"

Constat exaspéré de l'Homme au terme de ses consultations ce samedi 18 octobre, journée annuelle de l'opération "Place aux enfants".

A la décharge des gamins, il faut bien dire que les circonstances étaient favorables aux débordements.

D'abord, le dernier groupe de la matinée à venir l'observer dans l'exercice de son art était exclusivement composé de garçons. Et les garçons de 10 ou 11 ans, effectivement, ça ne pense "qu'à ça"; c'est bien connu.

Contrairement aux deux premiers groupes, ils n'étaient pas accompagnés d'un adulte (le "passe-muraille" de service, notre bien-aimé Bourgmestre, les avait lâchement abandonnés dans la salle d'attente et s'était tiré vite fait. Pas très responsable, comme attitude; faudra qu'on lui cause).

Ensuite, ils venaient tout droit de chez le concessionnaire automobile du village d'à côté, dont ils avaient visité l'atelier de réparation et admiré les inévitables calendriers pleins de beaux châssis. Ils sont donc arrivés chez nous chauds comme des baraques à frites (et ont d'ailleurs gauloisement suggéré à l'Homme de refaire la déco de la salle d'attente dans le même style - pas sûre que ça plairait à l'ensemble de la clientèle...).

Enfin, et pour couronner le tout, l'Homme n'a eu QUE des consultations bien cracra pendant qu'ils étaient là: chien prostatique (toucher rectal - oeillades en coin, gloussements, et commentaires salaces), chien "qui fait le traîneau" (vidange des glandes anales - re-oeillades en coin, re-gloussements et re-commentaires salaces), ...

Bref, une fois tout le monde parti, l'Homme était un peu fatigué. Cela dit, je suis persuadée que la petite pointe d'amertume que j'ai pu discerner dans ses propos n'était pas due à la visite des gamins ni à leurs bruyantes et monomaniaques préoccupations, mais bien à la soudaine prise de conscience que tout ce petit monde avait bel et bien le même âge que son bébé adoré. Tempus fugit...

Typiquement le genre de bobo qui se soigne très bien avec un bonhomme aux raisins et une grande tasse de chocolat chaud.

Ingrédients (pour environ 10 bonshommes):

  • 1 kg de farine
  • 80 gr de levure fraîche
  • 60 cl de lait tiède
  • 4 jaunes d'oeufs + 2 oeufs entiers
  • 200 gr de sucre
  • 250 gr de beurre
  • 1 pincée de sel
  • raisins secs (selon le goût)
  • sucre perlé (selon le goût)

Dans un grand plat, formez une fontaine avec la farine, le sucre et le sel.

Délayez la levure dans le lait tiède, versez le tout dans la fontaine et ajoutez les jaunes d'oeufs.

Mélangez en ajoutant peu à peu le beurre ramolli. Travaillez à la main jusqu'à l'obtention d'une boule de pâte lisse et élastique.

Couvrez d'un linge propre et laissez reposer une heure à température ambiante. La pâte doit gonfler.

Préchauffez le four à 210°.

Retravaillez rapidement la pâte en y incorporant les rainsins et le sucre perlé. Confectionnez les bonshommes, posez-les sur la plaque du four préalablement graissée, et laissez cuire 20-25 minutes à four bien chaud.

Bonne dégustation!

mardi 14 octobre 2008

Confiture mi-figues mi-raisins et un petit goût des îles en plus

Je viens tout juste de terminer la lecture des dernières tartines en date de ma copine Catherine (c'est toujours un bonheur de te lire:-), et j'ai été tout particulièrement interpellée par le post intitulé "C'est grève"...

L'écoeurement dont elle fait part dans son texte fait écho à celui que j'ai ressenti dimanche dernier lors d'une sortie familiale à la Foire de Liège, et qui n'a absolument rien à voir avec l'inimitable symphonie olfactive qui vous accueille dès la première échoppe de barbe-à-papa et vous suit jusqu'à la maison pour peu que vous ayez cédé à la tentation et que vous vous en soyez mis partout (le mélange ketchup-moutarde du hot-dog géant dégouliné tout droit sur la veste et le sucre impalpable des croustillons par-dessus, un grand classique...)

Non, rien à voir avec les odeurs de nourriture, ni avec l'afflux massif de monde en ce dimanche ensoleillé, ni même avec la discourtoisie des conducteurs de poussettes qui vous ruinent les tendons d'Achille pour gagner deux mètres ou des fumeurs compulsifs qui préfèrent prendre le risque de brûler quelqu'un plutôt que de se mettre deux minutes à l'écart de la foule...

Ce sentiment fait plutôt suite à la brutale prise de conscience d'un phénomène insidieux auquel je n'avais pas trop prêté attention jusque-là: l'omniprésence absolue de l'incitation à la consommation.

Encore fois, je ne fais pas allusion aux laquements et autres délices gras et sucrés à l'envi dont la Foire regorge (que celui qui n'a jamais craqué me jette la première pomme d'amour), je ne parle pas des manèges, et je ne remets pas en question les institutions que sont la pêche aux canards et autres tirs aux pipes (même si tous les parents seront d'accord pour admettre que la pêche aux canards est une arnaque monumentale - 10 euros en moyenne pour finalement "gagner" une cochonnerie en plastique made in China qu'on trouve pour 50 centimes sur la Batte et à laquelle nos gnomes adorés ne jetteraient même pas un regard en temps normal...) Après tout, c'est ça, la Foire! Ou en tout cas, c'est comme ça que j'aime à l'imaginer...

Non, je parle d'incitation à la consommation avec un grand C: écrans plasma, frigos américains, jantes en alliage, PC portables, IPhones, GPS, consoles de jeu toutes marques, etcetcetc. Car figurez-vous qu'on peut maintenant - en théorie - gagner tout ça sur la Foire... Et plus seulement à ces baraques où il faut acheter des billets de tombola; on trouve également certains de ces objets dans tous les luna-parks, jusque dans ces cages en verre dont on peut - toujours en théorie - gagner le contenu si on manoeuvre adroitement la pince servant à l'attraper et qui, hier encore, ne contenaient que des animaux en peluche ou des friandises...

En ce qui me concerne, la nausée a atteint son apogée lorsque j'ai entendu une dame demander à la propriétaire d'une de ces baraques de tombola si on pouvait payer avec Visa. J'ai tenté d'apercevoir dans ses yeux cette lueur qui, paraît-il, n'a pas de prix... en vain.

Sans transition, comme dirait François (de Brigode), une petite recette pour une confiture d'automne bien sympa.

Ingrédients:

  • 600 gr de figues bien mûres
  • 600 gr de raisin blanc
  • 900 gr de sucre cristallisé
  • 1 verre d'eau
  • 2 gousses de vanille
  • le jus d'un citron
  • 25 cl de rhum brun
Lavez les fruits et épongez-les. Coupez les figues en quatre et égrenez les raisins.
Portez à ébullition l'eau, le sucre, le jus de citron et les gousses de vanille fendues dans le sens de la longueur. Faites cuire environ 10 minutes.
Plongez les fruits dans ce sirop et poursuivez la cuisson pendant environ 45 minutes (la confiture doit être "à la nappe").
Retirez les gousses de vanille, ajoutez le rhum et mélangez bien. Versez la confiture chaude dans les pots (bien jusqu'au bord) et fermez-les.
Astuce: la confiture peut normalement se conserver jusqu'à un an. Pour éviter tout problème, retournez-vos pots dès qu'ils sont fermés et laissez-les à l'envers pendant 24 heures. Vous pouvez alors les remettre à l'endroit et les ranger à l'abri de la lumière.

Bon appétit!

vendredi 5 septembre 2008

Cookies chocolat-amandes-noisettes

Vendredi 5 septembre, 19 heures: la semaine de la rentrée est enfin derrière nous...OUF!

En ce qui me concerne, j'ai l'impression d'avoir couru le triathlon... C'est que, pour les parents, cette fameuse semaine est jalonnée d'épreuves plus terribles les unes que les autres, et aucune préparation, fût-elle physique ou mentale, ne permet vraiment d'en sortir indemne.

La première épreuve est bien sûr la sacro-sainte couverture des livres et cahiers. C'est là qu'on regrette de ne pas être un dieu hindou: 6 bras, ce serait bien pratique pour empêcher la feuille de papier de se ré-enrouler bêtement tout en maintenant fermement le cahier en place et en coupant droit. Inexorablement, ça fronce, ça glisse, et ça part de travers. Et tout ça, bien entendu, sous une pluie de critiques de la fille cadette: "C'est tout mal coupé!" "Attention, tu dévies, là!" "Ca, c'est sûr, ça va être trop court!" L'aînée, elle, opte plutôt pour le style inspecteur-des-travaux-finis, ironico-perfide: "Tiens, les papillons ne devaient pas être dans l'autre sens?" "Madame avait dit le nom à gauche, l'année au milieu et la matière à droite; toi, tu as fait tout le contraire..."

Seconde épreuve: abandonner "l'horaire d'été" et tenter de réinstaurer un rythme de vie un tant soit peu structuré une fois qu'on rentre de l'école, genre goûter, devoirs, jeu/télé, dîner, bain, dodo - le tout bouclé pour 20.30, si possible... Galère, autant vous dire. C'est reparti pour les négociations sans fin ("Je peux encore regarder un tout petit peu, j'adooore ce feuilleton"), les bains à rallonge, les arguments fallacieux pour justifier le coucher en 5 étapes minimum ("J'ai oublié de faire pipiiiiii"), ...

Enfin, l'épreuve la plus terrible: la confection du planning des activités extra-scolaires, avec les réunions de parents de début d'année pour fixer les horaires... C'est là qu'on se demande si certaines mamans (parce qu'en général, les papas ont toujours une bonne excuse pour ne pas s'y coller;-) n'ont pas au préalable suivi un stage de "techniques de survie en milieu hostile" ou quelque chose du genre... Elles arrivent toujours hyper-préparées, avec le tableau Excel des activités familiales en couleurs et tout, motivées à bloc et prêtes à tuer pour que leurs chères têtes blondes se voient attribuer LA plage horaire qui leur convient. Si par malheur vous avez l'impudence de convoiter la même plage horaire, vous devenez l'Ennemi. Inutile de tenter la moindre négociation: elles ont toujours de meilleurs arguments que vous et sont de toute façon passées maîtres dans l'art de tuer dans l'oeuf, d'un seul regard, toute velléité de fraternisation. Soudain conscientes de la menace que vous pourriez éventuellement représenter, elles comprennent qu'il importe de conclure rapidement et passent alors à la vitesse supérieure: elles s'arrangent pour capter le regard du professeur (qui est visiblement en train de passer le plus mauvais moment de l'année), verrouillent sur l'objectif et formulent leurs desiderata en plaçant leur voix de manière à dominer toute l'assemblée. Le pauvre enseignant, tel un lapin pris dans les phares d'un 4X4, n'a d'autre choix que d'obtempérer. Fingers in the nose. Techniquement, c'est imparable, presqu'aussi beau qu'un saut de Tia Hellebaut. Total respect... mais perso j'ai du mal avec ça.

Bon, allez, quelques grammes de douceur dans ce monde de brutes: à la demande spéciale de deux de mes collègues (dont une authentique Américaine - c'est un peu comme si mes cookies bénéficiaient soudain de l'AOC!), ma recette de cookies chocolat-amandes-noisettes.

Ingrédients (pour une cinquantaine de cookies):

  • 400 gr de farine
  • 250 gr de sucre
  • 250 gr de cassonade
  • 125 gr de poudre amandes-noisettes (Delhaize)
  • 1 sachet de levure en poudre
  • 250 gr de beurre fondu
  • 2 oeufs
  • 2 sachets de sucre vanillé
  • 1 pincée de sel
  • 300 ou 400 gr de pépites de chocolat

Préchauffez le four à 220°.

Dans un grand plat, mélangez la farine, la levure, les sucres et le sel.

Dans un bol, battez les oeufs et ajoutez-y le beurre fondu. Incorporez ce mélange au mélange farine-sucre. Ajoutez les pépites de chocolat.

Façonnez des cookies d'environ 5 cm de diamètre sur 1/2 cm d'épaisseur. Disposez-les sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé en prenant bien soin de les espacer suffisamment (ils vont gonfler un peu).

Enfournez les cookies et laissez-les cuire environ 10 minutes. Laissez-les refroidir un peu avant de les décoller et disposez-les sur une grille.

Les cookies doivent être moelleux au centre et croquants sur les bords.

Bonne dégustation!

samedi 30 août 2008

Figues au four et glace aux cuberdons

Aujourd'hui est un jour un peu spécial: cela fait en effet tout juste un an que j'ai pris la décision de rejoindre la communauté des "blogourmands/blogourmets"!

54 recettes en un an, c'est à dire environ une par semaine... je trouve que je tiens une bonne moyenne:-) Et je compte bien continuer!

En cette veille de rentrée scolaire, je vous propose une recette de glace qui devrait plaire aux enfants (et aux parents?).









Ingrédients:


  • 40 cl de lait
  • 4 jaunes d'oeufs
  • 100 gr de sucre vanillé
  • 25 cl de crème fraîche
  • 200 gr de cuberdons (de préférences des "vrais", les gros rouges/mauves très foncés qu'on trouve sur les marchés)

Faites fondre les cuberdons dans un peu de lait au bain marie jusqu'à l'obtention d'un sirop.

Mélangez les jaunes d'oeufs avec le sucre. Ajoutez le lait tout en remuant. Faites chauffer le mélange au bain marie pendant 10 à 15 minutes tout en remuant régulièrement pour éviter les grumeaux.

Ajoutez le sirop de cuberdons au mélange et laisser complètement refroidir.

Lorsque le mélange est bien froid, ajoutez la crème fraîche et passez en sorbetière.

Suggestion de présentation: une boule sur une figue fraîche coupée en quatre et préalablement cuite au four avec une noisette de beurre et saupoudrée de sucre roux. Un délice de fin d'été!

Bonne dégustation!

jeudi 21 août 2008

Parmentier de canard aux morilles

Un petit plat goûteux et raffiné, même si pas tout à fait de saison... mais bon, vu la météo que nous avons en ce moment, ça ne peut pas faire de mal!

Pas de photo, par contre; le parmentier, tout comme les lasagnes ou la ratatouille, n'est pas hyper photogénique, surtout une fois dans l'assiette. Et comme je n'ai pas (encore) de plat à gratin transparent (c'est mieux, pour voir les différentes couches), et que je me refuse à honteusement pomper les photos des autres sur le net, je vous propose... le château de Chenonceau.

Le rapport? Aucun, si ce n'est que l'Indre-et-Loire, c'est plein de canards et de champignons. 

Ingrédients (pour 4 personnes):
  • 4 cuisses de canard
  • 1 (bon) kg de pommes de terre "spéciales purée"
  • 150 gr de beurre
  • 10 cl de crème liquide
  • 1 jaune d'oeuf
  • 50 gr de morilles déshydratées ou 170 gr de morilles fraîches
  • 1 branche de thym
  • 1 branche de romarin
  • 1 oignon
  • noix de muscade, sel, poivre

Faites chauffer le four à 180°.

Placez les cuisses de canard dans un plat allant au four avec le thym, le romarin, et l'oignon émincé. Poivrez et ajoutez 5 cl d'eau. Faites cuire 30 à 40 minutes (jusqu'à ce que la viande soit bien cuite).

Epluchez les pommes de terre et faites-les cuire dans de l'eau salée environ 20 minutes. Passez-les au presse-purée, ajoutez le beurre, la crème, le jaune d'oeuf, et la noix de muscade. Rectifiez l'assaisonnement. Si la purée vous parait trop compacte, ajoutez un peu de lait (n'oubliez pas qu'elle va s'assécher un peu pendant la cuisson au four).

Si vous utilisez des morilles déshydratées, pensez à les faire réhydrater quelques minutes dans un bol d'eau tiède avant de les utiliser. Rincez-les ensuite sous l'eau froide et tranchez-les finement. Incorporez les morilles à la purée sans trop mélanger.

Retirez les cuisses de canard du four et effilochez grossièrement la chair. Mélangez la chair avec le jus de cuisson.

Placez la moitié de la purée dans le fond du plat à gratin puis étalez la chair de canard. Terminez avec une couche de purée.

Faites cuire au four (210°) 20 à 25 minutes.

Suggestion d'accompagnement: haricots verts (que j'ai oublié dans le frigo dimanche, pardon Phil et Flo) et un bon petit bourgogne.Dufouleur, "tout à fait défendable" pour citer l'expert;-)
Bon appétit!

mercredi 13 août 2008

Ghribas à la noix de coco

La première véritable recette de pâtisserie marocaine que je teste depuis mon retour d'Oujda...

Ca ne vaut sans doute pas les mignardises du café "Iceberg", mais c'est bien bon quand même!







Ingrédients:


  • 500 gr de noix de coco râpée
  • 200 gr de semoule
  • 350 gr de sucre glace
  • le zeste d'un citron
  • 5 oeufs
  • 1/2 verre à thé d'huile (soit environ 8 cl)
  • 1/2 verre à thé de beurre fondu
  • 1 sachet de levure chimique

Dans un récipient, mélangez la noix de coco, la semoule, le sucre glace, le zeste de citron, les oeufs puis l'huile et le beurre. Laissez reposer le mélange pendant une heure.

Préchauffez le four à 180°.

Ajoutez la levure et mélangez bien. Faites de petites boulettes avec la pâte obtenue et aplatissez-les légèrement avec les doigts. Saupoudrez-les de sucre glace puis disposez-les sur une plaque huilée et faites-les cuire pendant environ 20 minutes.

Bonne dégustation!

dimanche 10 août 2008

Tartelettes à la ratatouille et crumble de tomates séchées

Je jette un regard mauvais à mon cartable fin prêt pour la rentrée (demain - seconde session oblige...), avec le portable bien sanglé dans son compartiment matelassé, un agenda tout neuf (avec la page "11 août" tellement chargée qu'elle déborde sur la page "12 août"), un carnet de bord tout neuf lui aussi, prêt à accueillir les noms (et les notes;-) de la cuvée 2008-2009...

J'adore mon boulot, je ne voudrais pas faire autre chose pour tout l'or du monde, mais j'avoue que deux ou trois toutes petites semaines de congé supplémentaires (chaudes et ensoleillées, si possible) ne m'auraient pas dérangée...

Allez, zou: une petite recette provençale pour avoir dans le coeur le soleil qu'on n'a pas dehors, comme dirait Enrico.

Ingrédients (pour 4 tartelettes de +/-10 cm de diamètre):

  • 1 disque de pâte feuilletée prête à l'emploi
  • 1 petite courgette
  • 1 petite aubergine
  • 2 tomates
  • 1 gousse d'aïl
  • 60 g de tomates séchées
  • 30 g de pignons de pin
  • 50 g de chapelure
  • 50 g de parmesan frais râpé
  • 2 c. à s. de ricotta
  • huile d'olive
  • sel, poivre, herbes de Provence

Coupez la courgette et l'aubergine en très petits dés. Faites fondre dans l'huile d'olive 10 minutes à feu doux.

Pelez et épépinez les tomates. Coupez la chair en petits dés. Versez, avec la gousse d'aïl finement émincée, dans la casserole contenant la courgette et l'aubergine, et laissez cuire le tout 5 minutes en remuant régulièrement.

Préchauffez le four à 180°.

Egouttez les tomates séchées et passez-les au hachoir avec les pignons de pin. Ajoutez la chapelure, les herbes de Provence, le sel et le poivre pour en faire un crumble. Si ce dernier est trop sec, humidifiez un peu à l'huile d'olive.

Découpez 4 cercles dans la pâte feuilletée et garnissez-en 4 moules à tartelettes.

Dans un bol, mélangez à la fourchette les 2 c. à s. de ricotta avec 2 c. à s. de parmesan. Salez, poivrez, puis répartissez le mélange sur les fonds de tartelettes.

Egouttez la ratatouille et disposez-la sur le fromage. Saupoudrez généreusement de crumble aux tomates séchées puis de parmesan et faites cuire 15 à 20 minutes au four, jusqu'à ce que la surface soit bien dorée et croustillante.

Servez chaud ou tiède, avec un peu de roquette et un vin blanc un peu gras (Château l'Ermitage, Cuvée Sainte Cécile, un Costières de Nîmes unique en son genre - mon chouchou).

Bon appétit!

mardi 8 juillet 2008

Tatin de tomates et poivrons

Vacances: jour J-3.

Encore trois fois dormir et... à nous le soleil, la mer, les vignes, les apéros rosé-tapenade, les longues heures de lecture futile, les siestes (au bord de la piscine, où s'ébattent deux gnômes déchaînés... cherchez l'erreur), ...

Il est temps de penser à plein de choses, genre s'occuper de la lessive en retard (histoire d'avoir quand même quelques trucs à mettre dans les bagages), oublier un peu le boulot, et aussi "liquider" les denrées périssables que nous n'emporterons pas avec nous. C'est ce qui m'amène à vous proposer la recette d'aujourd'hui.

Que faire avec quelques tomates, poivrons et oignons? Une ratatouille aurait manqué de courgettes et d'aubergines; j'ai donc décidé de revisiter la tarte Tatin.

Ingrédients:

  • 1 disque de pâte feuilletée prête à l'emploi
  • 8 tomates bien mûres
  • 2 poivrons rouges
  • 2 poivrons jaunes
  • 2 oignons doux
  • huile d'olive
  • herbes de Provence
  • 2 gousses d'aïl
  • sucre, sel, poivre
  • parmesan frais râpé (en option)

Préchauffez le four à 150°.

Coupez les tomates en deux et épépinez-les. Posez-les sur la plaque du four préalablement huilée. Saupoudrez-les d'une cuiller à soupe de sucre; parsemez d'herbes de Provence, salez, poivrez, et arrosez d'un filet d'huile d'olive. Faites cuire 45 minutes au four, en les retournant à mi-cuisson.

Pendant ce temps, hachez grossièrement les oignons. Coupez les poivrons en deux, ôtez les pépins et détaillez la chair en lamelles. Emincez finement les gousses d'aïl. Versez le tout dans une casserole, saupoudrez d'une cuiller à soupe de sucre, arrosez d'un filet d'huile d'olive, salez et poivrez. Laissez fondre 30 minutes à feu doux, en remuant souvent pendant la cuisson.

Huilez le fond d'un moule à tarte anti-adhésif et saupoudrez-le d'une cuiller à soupe de sucre. Disposez les demi-tomates en rond, côté bombé vers le fond. Répartissez le mélange oignons-poivrons égoutté sur les tomates.

Déroulez la pâte feuilletée, recouvrez-en le moule, et rentrez les bords à l'intérieur. Faites cuire au four préchauffé à 200° pendant environ 25 minutes. Sortez ensuite la tarte du four et laissez reposer 5 minutes avant de démouler.

Servez tiède, éventuellement parsemé de parmesan râpé ou en copeaux.

Bon appétit!

samedi 28 juin 2008

Biscuits apéritifs au parmesan

En cette fin d'année scolaire, j'ai envie de vous proposer un petit sujet de dissertation: "De l'ambition de vouloir faire trente-six choses en même temps: jusqu'à quel point peut-on être à la fois multi-tâche et efficace?"

Thèse: contrairement à l'homme, la femme est par nature à la fois multi-tâche et efficace (je sens que je vais encore me faire des copains;-)

Antithèse: de l'obéissance de la femme à sa nature multi-tâche peut résulter une prodigieuse inefficacité. Au rayons des arguments permettant d'étayer cette antithèse: la confiture.

Pourquoi ce délire philosophico-sociologique? Tout simplement parce que ce post aurait dû s'intituler "Confiture de cerises noires"... C'était avant que je ne décide de mettre à profit le temps de cuisson annoncé dans la recette pour corriger quelques copies d'examens.

Résultat: plus d'une heure perdue à tenter de rendre la vitro à nouveau opérationnelle, correction des copies reportée à plus tard et pas de confiture aux cerises - fruits et caramel ayant terminé carrière sur le compost, pour la plus grande joie des petits oiseaux et - indirectement - de mes trois chats.

Moralité: quand on fait de la confiture, on fait de la confiture. Point.

Du coup, je vous propose tout autre chose: des biscuits salés, pour changer un peu.

Ingrédients:

  • 240 gr de farine
  • 200 gr de parmesan fraîchement râpé
  • 140 gr de beurre mou
  • 120 gr de crème liquide
  • 1 oeuf
  • paprika doux, piment d'Espelette, sel, poivre
  • graines de sésame et de pavot

Mélangez la crème, le fromage et le beurre. Ajoutez la farine, le sel et les épices et continuez à mélangez jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène. Enveloppez la pâte dans du film alimentaire et laissez-la reposer au frigo au moins une heure.

Préchauffez le four à 200°. Abaissez la pâte jusqu'à environ 5 mm d'épaisseur et découpez les biscuits à l'emporte-pièce. Disposez-les sur la plaque du four recouverte de papier de cuisson, badigeonnez-les à l'oeuf battu et saupoudrez soit de graines de pavot soit de graines de sésame.

Mettez à cuire 10 à 12 minutes, puis laissez refroidir sur une grille. S'ils sont bien cuits, les biscuits doivent être soufflés et légèrement feuilletés.

Bonne dégustation!

mercredi 25 juin 2008

Muffins "deux temps trois mouvements" au Nutella®

Lu dans un vieux numéro de "Femmes d'aujourd'hui" ce matin chez mon coiffeur: une recette express et hyper facile de muffins au Nutella®.

Tout juste ce qu'il fallait pour occuper ma fille cadette, toujours en demande d'activités à but gustatif, en ce mercredi après-midi.






Ingrédients
(pour 12 muffins):

  • 50 gr de beurre fondu
  • 60 gr de sucre
  • 150 gr de Nutella®
  • 2 oeufs
  • 2 c. à s. de lait
  • 200 gr de farine
  • 1 c. à s. de levure en poudre

Préchauffez le four à 200°.

Dans un grand bol, mélangez ensemble le beurre fondu, le sucre et le Nutella®.

Ajoutez les oeufs entiers, le lait, la farine et la levure. Mélangez jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène.

Répartissez la pâte dans les moules à muffins préalablement beurrés. Enfournez et laissez cuire une bonne dizaine de minutes.

Démoulez à l'aide d'un couteau à tartiner et laissez refroidir sur une grille.

Bonne dégustation!

lundi 23 juin 2008

Chutney aux pommes

Les chutneys sont des condiments aigres-doux faits de fruits ou de légumes épicés, confits dans du vinaigre sucré. Leur cuisson doit être longue et s'effectuer à feu doux.

Selon les ingrédients et les recettes, les chutneys peuvent se conserver assez longtemps au frais, au sec et à l'abri de la lumière (jusqu'à un an).

La recette testée ce jour avec du poulet grillé et du riz au curry:

Ingrédients (pour environ 3 pots de chutney):

  • 750 gr de pommes acides (type Granny Smith)
  • 250 gr de raisins secs
  • 2 oignons
  • 1 c. à c. de graines de moutarde
  • 1 c. à c. de graines de coriandre
  • 1 c. à c. de gingembre en poudre
  • 1 pincée de piment en poudre
  • 1 gousse d'ail
  • 1 jus de citron
  • 1 pincée de sel
  • 500 gr de sucre de canne
  • 50 cl de vinaigre de cidre

Épluchez les pommes et coupez-les en petits dés. Emincez finement l'aïl et les oignons.

Dans une marmite, mettez les pommes, les oignons, l'ail, le jus de citron, les graines de moutarde et de coriandre et 35 cl de vinaigre. Portez ce mélange à ébullition puis baissez le feu et laissez mijoter pendant 1 heure.

Ajoutez alors le reste des ingrédients (raisins, gingembre en poudre, piment, sel, sucre et 15 cl de vinaigre) et laissez mijoter. Surveillez la cuisson en remuant régulièrement jusqu'à ce que le chutney épaississe.

Bonne dégustation!

samedi 14 juin 2008

Taboulé à la roquette et aux tomates séchées

Depuis quelques semaines, les Belges découvrent la dernière campagne de pub du constructeur automobile "Dodge".

Slogan: "Devenir père. Rester homme."

Je m'interroge quant au message... Faut-il entendre que paternité et virilité ne font pas bon ménage? Faut-il comprendre "si tu songes à fonder une famille, achète un 4X4 Dodge ou tu finiras comme tous ces eunuques qui roulent en monospace"?

Le concept ne s'arrête pas là. Ce weekend est justement celui des "Baby Made on Board Days". Je vous fais le pitch: vous avez envie de devenir papa tout en ne concédant rien de votre précieux statut de mâle dominant? Emmenez Madame aujourd'hui ou demain voir les 4x4 à la concession Dodge la plus proche, youplaboum sur la banquette arrière, et si Junior naît le 8 mars prochain, vous ferez peut-être partie des heureux gagnants (d'un 4x4 Dodge, cela va sans dire). Surréaliste mais vrai.

Je vous avoue que je suis partagée...

D'un côté, j'admire le culot du publicitaire qui a imaginé cette campagne. On a rarement fait aussi macho; fallait quand même oser!

D'un autre côté, je trouve cela un peu inquiétant. En effet, une campagne de pub coûte très cher; par conséquent, rien n'est laissé au hasard, et surtout pas la définition du public cible. Cela signifie donc qu'il y a un public pour ce genre d'argumentation. Dont acte.

Quel rapport avec le taboulé, me direz-vous? Aucun, si ce n'est que la recette ci-dessous m'a été inspirée par un taboulé goûté chez Exki vendredi dernier, et que, pour employer une métaphore empruntée aux maths modernes, à l'intersection de l'ensemble que constituent les conducteurs de Dodge et de l'ensemble formé par les clients de chez Exki, on ne trouverait sans doute aucun élément.

Ingrédients (pour 6 personnes):

  • 400 gr de semoule (grain moyen)
  • 1 concombre
  • 150 gr de tomates séchées
  • 100 gr de roquette
  • 100 gr de raisins secs
  • 1 botte de petits oignons blancs
  • 1 dl d'eau
  • 1dl d'huile d'olive vierge extra
  • 1 jus de citron
  • 3-4 feuilles de menthe marocaine fraîche
  • qqs brins de persil plat
  • qqs brins de ciboulette
  • sel et poivre

Coupez le concombre en petits dés, les tomates séchées et la roquette en très fines lanières, et émincez les oignons blancs. Ciselez les herbes.

Mélangez ensemble le concombre, les tomates, la roquette, les oignons, les raisins secs, les herbes, le jus de citron, l'huile d'olive et l'eau. Salez et poivrez.

Ajoutez la semoule et mélangez bien à la fourchette. Couvrez et laissez gonfler au frais pendant 3 à 5 heures. Servez bien frais.

A déguster en accompagnement d'un barbecue. Ce taboulé peut également être servi en entrée: il suffit simplement d'ajouter à chaque portion quelques lanières de saumon fumé ou de jambon italien, par exemple.

Bon appétit!

dimanche 8 juin 2008

Madeleines "coeur de noisette"

Arôme subtil et coeur fondant: une petite merveille de pâtisserie pour se donner du courage alors que se profilent à nouveau deux semaines terribles pour nos chères têtes blondes: les examens de fin d'année, précédés des inévitables révisions. Il me semble que c'était hier que s'achevait la semaine d'examens de janvier...

Je vis toujours assez mal ces périodes de l'année. D'abord, lorsque j'envoie ma fille aînée travailler dans sa chambre et qu'elle me lance un regard larmoyant sensé m'appitoyer sur la profonde injustice de sa condition d'élève de 4ème année primaire (le jour où quelqu'un produira "Calimero, la comédie musicale", elle peut franchement auditionner pour le rôle titre), je finis inmanquablement par me sentir coupable d'adhérer à une espèce de grand complot profs-parents ayant pour unique objectif de tourmenter ces pauvres gosses honteusement soumis à l'obligation scolaire. Si petits et déjà si manipulateurs...

Ensuite, lorsque j'entends les autres mamans, j'ai toujours l'impression d'être la plus désorganisée des mères: je ne prends pas congé avant ni pendant la semaine d'examens pour pouvoir me consacrer à 100% à leurs chères études, je ne rentre pas à midi, je ne commence pas à préparer des batteries d'exercices récapitulatifs au sortir des vacances de Pâques... Culpabilité, deuxième couche.

Marre de me sentir coupable; il faut que ça change! Mon plan de bataille pour cette fin d'année scolaire:

1) M'arranger pour fuir les entrées/sorties de classe et leurs attroupements de mamans modèles (Papa ira conduire et rechercher la chair de sa chair à l'école);

2) Tuer dans l'oeuf toute discussion commençant par "La maman de ..., elle fait comme ci/Chez ..., on fait comme ça";

3) Rester de marbre si d'aventure je me decide à quitter le boulot un peu plus tôt pour rentrer travailler avec les filles et que le chef me demande "Tu t'en vas déjà?";

4) Relire "Comment ne pas être une mère parfaite" (Libby Purves), que je suis convaincue d'avoir lu beaucoup trop tôt;

5) Tester d'autres recettes de madeleines.

Deux petites remarques concernant la recette ci-dessous:

  1. La pâte "noisette" de chez Galler est une pure merveille (comme tous leurs produits, d'ailleurs). Suggestions de dégustation: sur une simple tranche de pain grillé, mais aussi avec de la glace vanille et des amandes effilées, par exemple.
  2. J'ai également testé ces madeleines en remplaçant la cuillerée de "noisette" par un carré de "Noir 70", toujours de chez Galler. Pas mal non plus...
Ingrédients (pour une vingtaine de madeleines):

  • 1/2 citron non traité
  • 3 oeufs
  • 150 gr de beurre fondu
  • 150 gr de farine
  • 1 c. à c. rase de levure en poudre
  • 150 gr de sucre
  • 20 c. à c. de "noisette" Galler (que vous aurez mis au frigo quelques heures avant de vous en servir; il n'en sera que plus facile à travailler)

Râpez le zeste du demi-citron.

Mélangez la farine et la levure tamisées. Battez les oeufs avec le sucre et incorporez la farine avec la levure, le zeste du citron et le beurre fondu. Mélangez jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène.

Laissez reposer au frigo au moins une heure.

Préchauffez le four à 220°. Pendant ce temps, répartissez la moitié de la pâte dans les moules à madeleines. Déposez une cuillerée à café de "noisette" Galler dans chaque moule puis complétez jusqu'aux 2/3 du moule avec le reste de pâte.

Enfournez et laissez cuire jusqu'à ce que les madeleines soient bien dorées (une petite dizaine de minutes).

Sortez les madeleines du four et attendez quelques minutes avant de démouler.

Bonne dégustation!

vendredi 30 mai 2008

Muffins aux abricots

"Ma pourrquoâ tou fais ça toi-même? Tou as assè dè trravail comme ça! Tou peux en achèter à la souperrette, non?"

Ma femme de ménage... un concentré de bon sens italo-hesbignon. Comment lui expliquer que pour moi ce n'est pas du travail mais un vrai moment de relaxation (et que les mini-cakes industriels de la superette n'ont rien, mais alors RIEN à voir)?

Un moment de relaxation bien nécessaire pour clôturer une semaine de folie - avec pour point culminant la tempête de jeudi matin et ses effets: inondations et coupure de courant générale, un campus coupé du monde (réseau téléphonique mort, routes barées, ...), des étudiants obligés de se tremper les pieds pour accéder à leur salle d'examen et puis de terminer celui-ci à la lumière d'un briquet ou de leur écran de téléphone portable... J'ai connu journées plus zen.

Et puis l'envie de faire plaisir à mes deux gnômes jamais rassasiées de quatre-heures maison... pour m'entendre finalement dire que "les abricots secs, tout compte fait, c'est pas mon truc". Les enfants sont sans pitié.

Personnellement, je les trouve tout à fait délicieux (les muffins;-).

Ingrédients (pour une douzaine de muffins moyens):

  • 180 gr d'abricots secs
  • 125 ml de jus d'orange
  • 185 gr de farine
  • 195 gr de farine fermentante
  • 1 c. à c. 1/2 de cannelle en poudre
  • 165 gr de cassonade
  • 185 ml de lait
  • 1 oeuf
  • 185 gr de beurre fondu

Préchauffez le four à 210°.

Hachez grossièrement les abricots secs. Faites chauffer le jus d'orange (+/-30 sec. au micro-ondes, puissance maximale) et versez-le sur les abricots. Mélangez et laissez refroidir.

Tamisez les farines et la cannelle dans un grand plat. Incorporez le sucre et formez une fontaine au centre.

Battez ensemble le lait et l'oeuf et ajoutez aux ingrédients secs avec le beurre, les abricots et le jus d'orange. Mélangez à la cuillère sans trop travailler la pâte: elle doit rester grumeleuse.

Remplissez aux 3/4 les creux de la plaque à muffins préalablement beurrés. Enfournez et laissez cuire environ 20 minutes (ou jusqu'à ce que la pointe d'un couteau plongée au coeur d'un muffin en ressorte sèche).

Laissez reposer 5 minutes avant de démouler. Laissez refroidir sur une grille.

Vous pouvez saupoudrer les muffins d'un peu de sucre glace avant de servir.

Bonne dégustation!

dimanche 25 mai 2008

Navettes provençales

Comme vous vous en êtes sans doute déjà rendu compte si vous venez visiter cette adresse de temps à autre, je suis intimement persuadée que les petites douceurs, tout comme l'amitié et le bon vin, ont des vertus stimulo-réconfortantes.

Et comme demain matin au boulot, c'est jour de grande bataille, et qu'il n'est pas question de se mettre au jus de raisin fermenté à neuf heures du matin (surtout quand on doit causer business avec les grands patrons à quinze heures), je me suis dit que je confectionnerais bien de quoi agrémenter le thé de mes courageuses collaboratrices.

Mes collègues et moi sommes toutes fans de thé à la menthe; j'ai donc tout naturellement pensé à un biscuit parfumé à l'eau de fleur d'oranger. Et pour changer un peu des sablés, j'ai opté pour des navettes provençales.

J'ai découvert ces délicieux biscuits il y a deux ans, lors des vacances d'été, dans un des points de vente de La Cure Gourmande, une enseigne typique du sud de la France mais qui commence à essaimer plus au nord (ils ont d'ailleurs depuis peu un magasin à Bruxelles, rue au Beurre, presque en face de la maison Dandoy (pour ceux qui ne connaissent pas: THE quintessence du speculoos) - deux fois plus de raisons d'aller faire un tour dans le quartier...). La maison mère, à Balaruc-Les-Bains, près de Sète (rien que pour le plaisir des yeux):




Ingrédients:

  • 500 gr de farine
  • 200 gr de sucre
  • 2 oeufs + 1 jaune d'oeuf
  • 50 ml d'huile d'olive
  • 50 ml d'eau de fleur d'oranger

Battez le sucre et les oeufs jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajoutez la farine, puis l'huile, et enfin l'eau de fleur d'oranger. Mélangez jusqu'à obtention d'une pâte bien homogène.

Formez des boudins de pâte d'environ 2 cm de diamètre et coupez-les en tronçons auxquels vous donnez une forme de navette allongée. Incisez légèrement dans le sens de la longueur avec la pointe d'un couteau.

Placez les biscuits sur une plaque beurrée et laissez reposer pendant deux heures.

Préchauffez le four à 180°. Dorez les biscuits au jaune d'oeuf et enfournez. Sortez les biscuits du four lorsqu'ils sont légèrement dorés.

Bonne dégustation!

lundi 12 mai 2008

Cake aux olives

Le Sud en tranches dans votre assiette pour célébrer ces dix jours de soleil ininterrompu... (je vous assure qu'en Belgique, il y a de quoi s'extasier!)

A consommer à l'apéro ou en entrée (avec une petite salade, par exemple); s'accommode parfaitement d'un petit rosé sans prétention.

La recette est tirée d'un fascicule acheté il y a deux ans lors des vacances d'été, recueil de recettes de famille vendu au profit d'une association locale de parents d'élèves.

L'objet, plutôt rudimentaire, n'attire pas vraiment le regard (les associations de parents d'élèves ont souvent fort peu de moyens, c'est bien connu). Le titre, par contre, m'a immédiatement parlé: "Recettes pour parents pressés". Un sacré concept! Comme quoi on peut à la fois travailler comme une brute et nourrir ses enfants correctement...

Va falloir trouver une autre bonne excuse pour ouvrir une boîte de raviolis;-)

Ingrédients:

  • 150 gr de farine
  • 4 oeufs
  • 150 gr d'olives vertes dénoyautées
  • 150 gr de lardons
  • 150 gr de fromage râpé
  • 8 cl d'huile
  • 15 cl de lait
  • 1 sachet de levure chimique
  • sel, poivre

Préchauffez votre four à 150°.

Dans un saladier, mettez la farine, la levure, les oeufs, l'huile, le lait et le sel. Mixez jusqu'à ce que la pâte soit lisse.

Rajoutez à la préparation les olives égouttées, les lardons, le fromage et le poivre.

Mélangez le tout et verser dans un moule à cake beurré et fariné.

Enfournez et laissez cuire environ 1 heure.

Bon appétit!

dimanche 6 avril 2008

Papillons au gingembre et à la fleur d'oranger

Début du printemps: ma première mission au Maroc. Une exprérience très gratifiante, riche en rencontres et en échanges - tant avec les collègues enseignants, belges et marocains, qu'avec les étudiants - mais aussi en saveurs et en parfums dont j'entends bien vous faire profiter au travers des recettes à venir.

Pour commencer, une recette de petits sablés d'inspiration britannico-marocaine (une espèce d'allégorie pâtissière de mon séjour là-bas, en quelque sorte;-) Délicieux en accompagnement du thé à la menthe! 

Ingrédients:
  • 320 gr de farine
  • 100 gr de beurre mou
  • 100 gr de sucre roux
  • 50 gr de miel liquide
  • 1 oeuf
  • 1 c. à c. rase de gingembre en poudre
  • 1 bonne c. à s. d'eau de fleur d'oranger
  • 1 pincée de sel

Dans un plat, mélangez la farine, le sel et le beurre coupé en morceaux. Sablez du bout des doigts afin d'obtenir un mélange granuleux. Creusez un puits au centre.

Dans un bol, fouettez l'oeuf et ajoutez le miel liquide en remuant sans cesse. Ajoutez le sucre, le gingembre en poudre, et l'eau de fleur d'oranger. Mélangez bien.

Versez le mélange au centre de la préparation granuleuse. Mélangez. Travaillez la pâte et formez une boule. Placez celle-ci au frigo et laissez-la reposer pendant une heure minimum.

Préchauffez le four à 180°.

Etalez la pâte sur un plan de travail fariné. Découpez des sablés à l'aide d'un emporte-pièce et déposez-les sur une plaque de cuisson farinée.

Cuisez les sablés 8 minutes environ (selon leur grosseur) à 180°.

A la sortie du four, placez les biscuits sur une grille pour les laisser refroidir. Ils se conservent parfaitement dans une boîte en fer.

Bonne dégustation!

jeudi 20 mars 2008

Tarte "noire" (à la marmelade de prunes séchées)

Nous connaissons tous, un jour ou l'autre, ce qu'il convient d'appeler "un grand moment de solitude", un de ces incidents que l'on raconte - quand on l'ose - en commençant par le très commode "Je connais quelqu'un qui..."

Eh bien, je connais quelqu'un qui avalé sa prothèse dentaire provisoire en mangeant un sandwich au thon mayonnaise...

Ca vous fait rire, hein? Normal, jusqu'ici ça a fait rire tout le monde: les enfants (sans pitié, comme toujours), l'Homme (sous ses faux airs compatissants), et même la dentiste, qui y est allé de sa petite blague ("On met vraiment n'importe quoi dans ces cochonneries de salades industrielles") avant de me dire que c'était la première fois que ça lui arrivait en quinze ans de carrière (et elle a une sacrée patientelle).

Mais pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça (comme dirait l'ami Dorian)? Tout simplement parce que dans pareil cas, il est fortement conseillé d'opter pour un régime alimentaire à haute teneur en fibres, du moins pendant quelques temps... D'où la marmelade de prunes séchées, et cette délicieuse recette de tarte "noire" héritée de ma grand-mère.

Ingrédients:

Pour la pâte brisée:

  • 500 gr de farine
  • 350 gr de beurre à température ambiante
  • 1 pincée de sel
  • 2 jaunes d’oeuf + 1 blanc pour badigeonner la tarte
  • 10 cl de lait à température ambiante
  • 1 sachet de sucre vanillé

Pour la garniture:

  • 1 boîte de marmelade de prunes séchées ou "corin" de prunes (925 gr - Materne)

Malaxez le beurre pour lui donner la consistance d’une pommade.

Ajoutez le sel, le sucre, les jaunes d’oeuf et le lait tout en continuant à mélanger.

Incorporez la farine sans cesser de mélanger.

Formez deux boules de pâte indentiques en pétrissant le moins possible et emballez-les dans du film plastique. Laissez reposer au moins 2 heures au frigo avant utilisation.

Préchauffez le four à 180°.

Saupoudrez votre plan de travail d'une poignée de farine et abaissez les deux boules de pâtes de manière à obtenir deux disques d'environ 30 cm de diamètre.

Placez l'un de ces disques dans un moule à tarte préalablement beurré ou recouvert de papier cuisson. Garnissez le fond de tarte avec la marmelade de prunes séchées.

Découpez l'autre disque de pâte en lanières d'environ 1 cm de large que vous déposez en treillis sur la tarte.

Badigeonnez au blanc d'oeuf à l'aide d'un pinceau et enfournez. Laissez cuire jusqu'à ce que la pâte prenne de belles couleurs.

Bon appétit!

dimanche 9 mars 2008

Fondus au parmesan et au véritable jambon d'Ardenne

Ah, les envies de femme enceinte...

Jusqu'à ma première grossesse, je pensais que ces histoires de soudaines et irrépressibles envies de morue aux fraises ou de cornichons au chocolat, de préférence à une heure indue et hors saison (pour les fraises, en tout cas), étaient très largement exagérées. J'étais persuadée que les futures mamans des séries télévisées avaient tendance à en faire des tonnes, que ce soit lorsqu'elles abusent de la patience de leur compagnon en l'envoyant à la recherche d'un improbable marchand de glace ambulant à deux heures du matin en plein mois de janvier ou lorsqu'elles hurlent et se tordent de douleur à la première contraction.

La suite me prouva que non, comme aurait dit Brassens. Je peux vous dire que l'inventeur de la péridurale a sans doute contribué davantage à l'amélioration de la condition féminine que tous les inventeurs de tous les appareils électroménagers réunis. Quant aux envies, elles sont bien réelles, soudaines et irrépressibles. Jamais rien de bien extravagant en ce qui me concerne; juste, une ou deux fois par grossesse, une énorme envie de fondus au parmesan... comme ce weekend. Et pourtant, pas de troisième gnôme en perspective;-) Par contre, ça y est: il y a des oeufs de grenouilles dans la mare...

Je vous propose ci-dessous une recette que j'ai un peu améliorée en y ajoutant du jambon d'Ardenne (tout juste testée - et approuvée - avec un excellent Saint Véran):

Ingrédients (pour 4 personnes) :

  • 70 gr de beurre ou de margarine
  • 70 gr de farine
  • 40 cl de lait
  • 3 jaunes d'oeuf
  • 150 gr de parmesan fraîchement râpé
  • 4 tranches de jambon d'Ardenne (séché ou fumé, selon votre goût)
  • sel, poivre noir, muscade

Faites une béchamel très épaisse avec le beurre, la farine et le lait.

Hors du feu, ajoutez les jaunes d'oeuf. Ajoutez le parmesan, le jambon finement ciselé, la muscade, le sel et le poivre.

Laissez refroidir la préparation dans un plat une heure environ dans le frigo.

Partagez la préparation en 8 parts et passez-les successivement dans de la farine, du blanc d'oeuf et de la chapelure.

Chauffez une friteuse ou de l'huile dans une poêle profonde à environ 180° C et faites dorer les fondus.

Laissez égoutter sur papier absorbant.

Servez avec un peu de verdure et éventuellement un quart de citron.

Bon appétit!

samedi 23 février 2008

Little pink charlottes à la panacotta et aux biscuits roses de Reims

Coup de sonnette hier soir. Je vais ouvrir et je me retrouve face à... un seau en plastique, fièrement brandi par le petit jeune homme du bas de la rue, un fondu de mares naturelles, lui aussi (pour info/rappel: c'est la dernière passion de l'Homme).

Le seau contenait 4 couples de grenouilles... en train de s'atteler très activement à la perpétuation de l'espèce! Le jeune homme venait de les prélever dans la mare de son jardin pour les installer dans la nôtre, courageusement creusée par l'Homme l'automne dernier.

Dans un seau, non mais, je vous demande un peu... Enfin, cela dit, il parait qu'il y a des gens qui font ça dans l'ascensceur; ce n'est finalement pas très différent...

Tout guillerets et munis d'une lampe de poche, l'Homme et son Disciple sont donc partis installer les batraciens copulateurs dans leurs nouveaux quartiers.

J'imagine qu'il faut s'attendre à des pontes dans les prochains jours... On vous enverra un faire-part.

Une petite douceur d'inspiration italo-rémoise:

Ingrédients (pour 4 personnes):

Pour les mini-charlottes:
  • 60 cl de crème fraîche liquide entière
  • 2 gousses de vanille bourbon
  • 4 feuilles de gélatine
  • 75 gr de sucre en poudre
  • 16 biscuits roses de Reims
  • 1 petit verre d'eau de vie de framboises

Pour le coulis de framboises:

  • 300 gr de framboises (fraîches ou surgelées)
  • 150 gr de sucre
  • un trait de jus de citron

Préparez la panacotta une dizaine d'heures à l'avance.

Placez les feuilles de gélatine dans une assiette creuse avec de l'eau froide.

Versez la crème dans un poelon. Ajoutez le sucre et mélangez bien.

Fendez les gousses de vanille en deux dans le sens de la longueur, grattez l'intérieur pour récupérer la chair et ajoutez celle-ci à la crème sucrée. Portez à ébullition à feu moyen.

Retirez ensuite du feu et ajoutez la gélatine préalablement essorée. Mélangez jusqu'à ce que la gélatine soit complètement fondue.

Répartissez la crème dans des ramequins individuels et mettez au frigo pour une dizaine d'heures.

Préparez le coulis: mixez les framboises et passez au chinois pour retirer les pépins. Ajoutez le sucre et le jus de citron, mélangez bien et réservez au frais.

Démoulez les panacottas sur un plat de service. Coupez les biscuits de Reims en deux, trempez-les rapidement dans l'eau de vie et appliquez en rond. Maintenez le tout à l'aide d'un morceau de ficelle à cadeau, par exemple. Garnissez de quelques framboises entières.

Servez frais, nappé de coulis de framboises.

Bon appétit!

mercredi 20 février 2008

Brownies au chocolat et puis c'est tout

Notre fille cadette nous a annoncé que, quand elle serait grande, comme métier, elle voulait faire "chanteuse avec une guitare". Son père, goguenard, lui a répondu que Sarko était déjà casé.

La crise... J'ai beau rappeler à l'Homme que les enfants de cet âge pratiquent en général assez peu l'auto-dérision, c'est plus fort que lui, il ne peut pas s'en empêcher!

D'abord, elle voit très bien qui est Sarko (il faut dire qu'il se donne du mal pour être visible du plus grand nombre), et c'est clair qu'il n'aurait pas l'ombre d'une chance s'il se présentait à un casting "Prince Charmant" chez Disney, même en faisant jouer ses contacts - question d'image; on ne déconne pas avec ça chez Disney! Par contre, je le vois bien dans le rôle de Lord Farquaad, dans "Schrek": petit et mégalo, pile-poil son créneau.

Cela relève donc de la provocation, nous sommes d'accord. Mais c'est également faire bon marché de son choix de carrière. Après tout, "chanteuse avec une guitare", c'est finalement plus réaliste que "fée" ou "princesse" et sans doute moins astreignant que "pédiatre" ou "institutrice"... et puis ce n'est pas comme si elle nous avait déclaré qu'elle voulait devenir catcheuse professionnelle (dans la boue) ou gogo-danseuse, non plus.

Bref, elle sait ce qu'elle aime et ce qu'elle n'aime pas, et on ne plaisante pas avec ça (en tout cas pas avant quelques années...). C'est comme pour les "brounizes", comme elle dit: pas question de les gâcher avec des noix, amandes ou quoi que ce soit d'autre: du chocolat "et puis c'est tout".

Ingrédients:

  • 250 gr de chocolat noir
  • 150 gr de sucre en poudre
  • 150 gr de beurre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 60 gr de farine
  • 3 oeufs
  • 1 pincée de sel

Préchauffez le four à 180°.

Faites fondre le beurre à feu doux ou au micro-ondes et cassez ensuite le chocolat noir dans un saladier. Laissez le fondre doucement au bain-marie.

Plongez un pinceau dans le beurre fondu et badigeonnez votre moule (de préférence rectangulaire).

Mélangez le chocolat fondu avec le beurre. Hors du feu, ajoutez le sucre en poudre, le sucre vanillé puis les oeufs battus en omelette avec une petite pincée de sel. Ajoutez enfin la farine.

Versez dans le moule et enfournez pour 15 bonnes minutes. Laissez reposer 5 minutes dans le four éteint.

Laissez refroidir environ 1/2 heure, puis mettez au réfrigérateur au moins 2 heures. Démoulez le gâteau et découpez-le en parts individuelles.

Si on vous y autorise;-) vous pouvez ajouter 40 g de cerneaux de noix hachées, de noix de pécan ou d'amandes grillées.

Bon appétit!

dimanche 17 février 2008

Croquettes de crevettes grises

Un dimanche à la mer du Nord: quel bonheur lorsque la météo est au beau fixe!

L'escapade est tellement ressourçante qu'on parvient sans mal, au retour, à rester zen tout au long des traditionnels ralentissements du dimanche soir entre Bruges et la fin du ring de Bruxelles (même un dimanche de rencontre FC Bruges-Standard de Liège, quand l'autoroute est saturée en supporters surexcités).

En ce qui me concerne, il est inconcevable d'aller passer une journée là-bas sans sacrifier au rituel de la dégustation de croquettes de crevettes.

Cela dit, il n'est pas nécessaire de parcourir 200 km pour en manger. Si ça se trouve, celles de la poissonnerie près de chez vous sont excellentes... et puis vous pouvez tout aussi bien les faire vous-même. Voici ma recette perso:

Ingrédients (pour 6 personnes):

  • 250 gr de crevettes décortiquées
  • 2 c. à s. de cognac
  • 100 gr de beurre
  • 100 gr de farine
  • 500 gr de bisque
  • 3 jaunes d'oeufs
  • 125 gr de gruyère râpé
  • muscade, sel, poivre

Pour la panure:

  • 2 oeufs
  • 4 c. à s. d'huile
  • 12 c. à s. de chapelure

Faites dorer les crevettes dans 25 gr de beurre; déglacez (ou flambez, si vous n'êtes pas un(e) maladroit(e) dans mon genre) au cognac et laissez réduire.

Faites fondre le reste de beurre dans une autre casserole; ajoutez la farine et laissez cuire 5 minutes en remuant. Versez la bisque, laissez épaissir sur le feu et assaisonnez.

Hors du feu, incorporez les jaunes d'oeufs puis le fromage et les crevettes.

Versez dans un plat huilé, couvrez d'un film plastique et laissez reposer minimum 6 heures au frigo.

Découpez en une trentaine de bâtonnets que vous trempez ensuite dans les oeufs battus avec l'huile et puis dans la chapelure.

Faites frire les croquettes par 6 dans de l'huile bien chaude pendant 2-3 minutes.

Servez avec un vin blanc bien frais, en entrée ou même, comme cela se pratique dans beaucoup de restaurants de la côte, en plat avec des frites et un assortiment de crudités.

Bon appétit!

vendredi 8 février 2008

Cookies moelleux aux pistaches et chocolat blanc

"Je m'ennuie."

Les enfants sont en vacances (de Carnaval; "krokusvakantie", comme disent nos voisins du nord du pays - pour une fois que le mot est plus joli en flamand, ça mérite d'être souligné). Et la fille cadette s'ennuie. La grande est chez une copine, Papa travaille, et Maman, théoriquement en congé et donc dispo, a eu le mauvais goût de chopper la grippe.

Elle vient s'asseoir à côté de moi sur le canapé où je tente de survivre à grand renfort d'aspirine et de spray nasal décongestionnant. "On fait des cookies?" Et elle me tend le livre de recettes qu'elle a reçu à Noël: "Ratatouille - Les recettes de Rémy". C'est Rat-é pour la sieste...

Rémy le Rongeur Raffiné nous propose une recette de cookies aux 3 chocolats... que nous avons transformée en recette de cookies au chocolat (d'accord pour faire une croix sur la sieste, mais de là à braver les éléments déchaînés pour courir à la superette chercher les deux chocolats manquants, faudrait voir à ne pas abuser).

Mon avis: les cookies sont bons, mais pas très originaux; et la recette ne prévoit pas de fruit sec, ce qui est un peu dommage.

Je me suis donc mise à la recherche d'une recette qui sorte un peu de l'ordinaire, et j'en ai trouvé une chez Pascale, que je me suis empressé d'expérimenter.

Ingrédients (pour une quinzaine de cookies):

  • 125 gr de beurre demi-sel mou
  • 50 gr de sucre en poudre
  • 50 gr de sucre roux
  • 1 oeuf
  • 175 gr de farine
  • 1 c. à c. rase de levure chimique
  • 100 gr de chocolat blanc
  • 50 gr de pistaches nature

Préchauffez votre four à 180°C (th. 6).

Coupez le chocolat blanc en petits morceaux, à l’aide d’un couteau aiguisé. Coupez grossièrement les pistaches.

Dans un saladier mélangez le beurre et les sucres, jusqu’à ce que le mélange soit crémeux. Ajoutez l’œuf et mélangez. Ajoutez la farine, la levure, le chocolat et les pistaches puis mélangez jusqu’à obtenir une pâte souple.

Disposez 6 tas de pâte de la taille d’une grosse noix sur une plaque de cuisson, en les espaçant bien. Enfournez puis laissez cuire pendant 10 à 12 minutes. Les cookies doivent être blonds mais encore très souples.

Laissez-les refroidir 2 minutes pour les raffermir un peu puis déposez-les sur une grille.

Faites cuire le restant de pâte de la même manière.

Mon avis: un régal! La texture est parfaite (tout juste ce qu'il faut de moelleux), et le goût du chocolat blanc n'est absolument pas dénaturé.

Bon appétit!

vendredi 1 février 2008

Cake au citron

Samedi 2 février, jour de la Chandeleur.

Impossible d'ignorer que c'est le jour des crêpes. Les enfants ont été "briefés" à l'école, les crêpières Tefal sont en promotion partout, et les têtes de bancs des rayons "alimentation" des supermarchés croulent sous la farine "spéciale pâtisserie", la cassonade et les pots de Nutella.

Et les nouveaux bidons du Dr Oetker. "Ajoutez du lait, secouez, faites dorer": vous avez sûrement déjà lu ça quelque part. Non mais, je vous demande un peu: où est le plaisir? Autant acheter un paquet de 12 crêpes de Diksmuide et les passer au micro-ondes...

D'abord, comme le faisait remarquer quelqu'un sur le blog du "Réseau Eco-consommation", ça fait encore un emballage de plus alors que ce n'est vraiment pas très compliqué de confectionner de la pâte à crêpes.

Mais ce qui me dérange le plus dans cette histoire, c'est que l'industrie agro-alimentaire, en investissant dans le dévelopement de ce genre de produits, cautionne et encourage le rythme de vie effréné de notre société. Nous vivons une époque où le fait de prendre le temps de faire les choses - et donc d'y trouver du plaisir - ne s'impose plus comme une évidence mais procède d'un choix conscient, est un luxe que l'on s'offre - un peu comme on s'offre deux heures de thalasso.

Cela dit, certaines de ces préparations pâtissières prêtes à cuire sont de bonne qualité, et il faut avouer qu'il est des situations d'urgence où on remercie M. Herta d'y avoir pensé (que celui qui n'a jamais acheté un de ses petits sachets du rayon frais me jette le premier oeuf): je pourrais vous raconter un goûter d'anniversaire mémorable où j'ai complètement raté un moelleux au chocolat maison à 1/2 heure de l'arrivée des copines de ma fille... je ne vous dis pas la pression. Eh bien, un petit tour à la superette, et hop! Affaire classée.

Néanmoins - et tant pis pour M. Herta - je reste fidèle à mes bonnes vieilles recettes de gâteaux: pas question de renoncer au plaisir de choisir et préparer les ingrédients, de les peser, de les mélanger, ... et de partager toutes ces expériences - en particulier avec mes filles, comme l'ont fait ma mère et mes grand-mères avec moi.

Aujourd'hui, pas de crêpes mais ma recette de cake au citron.

Ingrédients (pour 2 cakes):

  • 300 gr de farine
  • 200 gr de sucre semoule
  • 100 gr de sucre vanillé
  • 3 oeufs
  • 1 tasse de lait
  • 150 gr de beurre
  • 1 sachet de levure en poudre
  • 1 pincée de sel
  • le zeste et le jus de 2 citrons non-traités

Préchauffez le four à 150°.

Dans un saladier, mélangez d'abord la farine avec le sucre et le sel.

Ajoutez le beurre fondu, les jaunes d'oeufs, le lait dans lequel vous aurez délayé la levure en poudre, et les blancs d'oeufs battus en neige.

Lorsque la pâte est bien homogène, ajoutez le jus de citron et le zeste découpé en tout petits morceaux.

Beurrez les 2 moules. Versez-y la pâte et faites à cuire à 180° pendant 30-35 minutes.

Démoulez, laissez refroidir et saupoudrez de sucre impalpable.

Bon appétit!

dimanche 27 janvier 2008

Aumonières au Herve doux et poires caramélisées

Le printemps est à nos portes!

Il y a des signes qui ne trompent pas: les perce-neige commencent à faner pour faire place aux jonquilles, les mauvaises herbes poussent un peu partout, il y a des pucerons sur les rosiers, des dytiques dans la mare...

C'en sera bientôt fini de la cuisine dite "d'hiver". Il est donc grand temps d'expérimenter l'une ou l'autre recette de saison encore à l'état de projet, comme cette aumonière aux poires et fromage de Herve.

Ce fromage à l'odeur caratéristique - le seul fromage AOC de Belgique - compte parmi les fleurons du terroir d'Aubel, au même titre que le sirop de Liège et la bière de l'Abbaye du Val-Dieu.

Ingrédients (pour 4 personnes):

  • 4 feuilles (disques) de brick
  • 2 grosses poires pas trop mûres
  • 1 noix de beurre ou margarine
  • 2 c. à s. de cassonade
  • 2 c. à s. de vinaigre balsamique
  • 1 Herve doux (200 gr)
  • 1 Val-Dieu brune (33 cl)
  • 2 c. à s. de sirop de Liège

Préparez un sirop avec la bière et le sirop de Liège: versez les ingrédients dans un poêlon, amenez rapidement à ébullition puis laissez réduire à feu moyen jusqu'à ce qu'il ne reste que l'équivalent de 4-5 bonnes cuillers à soupe.

Préchauffez le four à 200°.

Epluchez les poires (ôtez les pépins) et détaillez-les en cubes.

Faites fondre le beurre ou la margarine dans une poêle. Faites cuire les cubes de poire à feu vif quelques minutes. Lorsqu'ils sont bien dorés, saupoudrez de cassonade et laissez caraméliser. Déglacez au vinaigre balsamique (attention, ça "spite", comme on dit à Liège;-). Réservez.

Otez la croûte du fromage et émiettez-le.

Répartissez les poires puis le fromage sur vos feuilles de brick. Fermez les aumonières avec de la ficelle de cuisine ou, à défaut - si vous manquez comme moi d'organisation - d'un cure-dent.

Enfournez et laissez cuire une dizaine de minutes (jusqu'à ce que les aumonières prennent une belle couleur dorée).

Disposez sur les assiettes de service avec une cuiller à soupe de sirop en garniture.

Bon appétit!

mercredi 23 janvier 2008

Gaufres molles à la vanille

Question: quelles sont les deux semaines de l'année scolaire les plus pénibles pour les enfants en âge d'école primaire?

Réponse: celles qui précèdent les évaluations, les sacrosaintes semaines de "révision".

Et à la maison, c'est maintenant...

Ma grande fille aime apprendre, mais elle goûte assez peu l'effort. Elle pourrait reprendre à son compte ces quelques lignes de la chanson de Renaud: "[...] vu qu' moi l' boulot, pour que j'y touche, y m' faudrait deux fois plus de doigts; comme quoi, tu vois, c'est pas gagné."

Alors elle vit assez mal cette semaine pré-évaluations de janvier, où le système lui impose de revoir la matière depuis le début de l'année, où je lui inflige - par pure cruauté parentale, vous pensez bien - des séries d'exercices récapitulatifs, où je la persécute avec les tables de multiplication, où je la torture à grands coups de hibouchougenoupoux, et où je la tourmente avec les homonymes et les conjugaisons. Et quand j'en ai terminé, son bourreau de papa prend le relais et la tyrannie continue: calcul, géométrie, grandeurs... et pour finir, KO par problèmes.

Et sa soeur n'a même pas le bon goût d'avoir des évaluations avant le mois de juin: ce manque de solidarité familiale est proprement scandaleux!

La mère sans coeur que je suis a donc réfléchi au moyen de mettre un peu de baume sur le sien, histoire qu'elle en ait à l'ouvrage... Et quoi de plus réconfortant qu'un bon goûter avant de s'installer à sa table de travail?

Je vous propose donc ma recette de gaufres molles à la vanille:

Ingrédients (pour une cinquantaine de gaufres):

  • 600 gr de margarine ou beurre
  • 1 pincée de sel
  • 750 gr de sucre semoule
  • 10 oeufs
  • 100 gr (10 sachets) de sucre vanillé
  • 1 bol de lait
  • 80 gr de levure fraîche
  • 1 kg de farine
  • 1 c. à s. d'arôme de vanille

Faites fondre la margarine ou le beurre. Ajoutez une pincée de sel et incorporez le sucre semoule, le sucre vanillé, l'arôme de vanille et les 10 oeufs battus.

Délayez la levure dans le lait préalablement tiédi au micro-ondes et incorporez ce mélange à la préparation.

Incorporez la farine et mélangez jusqu'à l'obtention d'une pâte bien lisse et homogène.

Cuisez sans attendre.

Conseil: pour que les gaufres soient molles, évitez de prolonger la cuisson au-delà du minimum nécessaire.

Bon appétit!

dimanche 20 janvier 2008

Petits sablés à la fleur de sel et au sucre à la violette

Une variante de la recette du "Chou de Bruxelles" (ça avait vraiment l'air trop bon, je n'ai pas pu résister...).










Ingrédients
(pour une bonne trentaine de sablés):

  • 250 gr de farine
  • 125 gr de beurre
  • 125 gr de sucre
  • 10 gr (1 sachet) de sucre vanillé
  • 1 oeuf
  • 1/2 c. à c. de fleur de sel
  • sucre à la violette (Quai Sud)

Mélangez la farine, les sucres et la fleur de sel. Ajoutez le beurre froid coupé en petits morceaux et, du bout des doigts, émiettez. Ajoutez enfin l'oeuf et pétrissez rapidement jusqu'à l'obtention d'une pâte compacte et homogène. Emballez dans un film plastique et réservez au frais pendant au moins une heure.

Préchauffez le four à 160°.

Abaissez la pâte à 2-3 mm d'épaisseur et découpez les biscuits. Déposez-les sur la plaque de cuisson et saupoudrez de sucre à la violette.

Cuisez pendant une bonne dizaine de minutes (jusqu'à ce que les bords des biscuits soient dorés).

Bon appétit!

Pappardelles au ragoût de lapin

Recette empruntée à un de mes blogs culinaires favoris ("Le chou de Bruxelles") : un régal!









Ingrédients
(pour 6 personnes):

  • 1 kg de lapin
  • 1 1/2 kg de tomates pelées
  • 900 gr de pappardelles (pâtes fraîches)
  • 2 carottes
  • 2 oignons
  • 4 gousses d'aïl
  • 2 côtes de céleri
  • 2 verres de vin rouge
  • 2 petites branches de romarin
  • 8 clous de girofle
  • 2 c. à s. de poivre noir en grains
  • parmesan en copeaux (pour servir)

Coupez les légumes en brunoise fine et faites-les revenir, dans une casserole, avec 5 c. à s. d’huile d’olive extra-vierge.

Après 5 minutes, ajoutez le lapin coupé en morceaux, et faites-le cuire jusqu’à ce qu’il soit légèrement doré.

Salez, poivrez, ajoutez le romarin et les clous de girofle. Ajoutez le vin et faites-le évaporer à feu vif. Ajoutez enfin les tomates pelées, portez à ébullition puis baissez le feu. Couvrez et faites mijoter lentement pendant deux heures. Ajoutez éventuellement un demi-verre d’eau en cours de cuisson.

Lorsque le ragoût est prêt, retirez le romarin, les clous de girofle et les morceaux de lapin. Désossez ces derniers si nécessaire, jetez les os et remettez la viande dans la sauce.Faites cuire les pâtes dans une grande casserole d’eau bouillante salée. Entretemps, versez la sauce dans une large poêle et réchauffez-la.

Egouttez les pates al dente et versez-les dans la poêle avec la sauce; faites sauter le tout pendant une minute à feu vif, en mélangeant bien.

Dressez les assiettes: mettez les morceaux de viande par-dessus les pâtes, ajoutez quelques copeaux de parmesan et - éventuellement - deux gouttes d’huile aux truffes.

Bon appétit!

Mousse légère de thon à l'origan et au citron

Il y a quelques semaines, au cours d'un déjeuner bien sympathique avec une de mes collègues préférées, j'avais eu l'occasion de goûter une mousse de ce genre qui m'avait laissé un excellent souvenir.

Je me suis donc mise en quête d'une recette pour pouvoir la préparer moi-même... et j'ai rapidement dû me rendre à l'évidence: c'est riche. En effet, toutes les recettes que j'ai pu consulter sur le net contenaient soit du beurre, soit de la crème épaisse, soit les deux!

J'ai donc décidé d'expérimenter et de proposer une variante perso.

Ingrédients (pour 6 personnes):

  • 2 boîtes de thon au naturel
  • 4 c. à s. de fromage frais à 0% de MG
  • 1 filet d'huile d'olive
  • le jus d'1/2 citron
  • 1 c. à c. d'origan séché
  • 1 gousse d'aïl épluchée
  • sel, poivre et piment d'Espelette

Passez le tout au mixer jusqu'à ce que la préparation prenne la consistance d'une crème (si la mousse paraît trop "sèche", rajouter une cuillère de fromage frais). Réajustez l'assaisonnement à votre goût.

Servez avec une petite salade verte et des tranches de pain de campagne grillées ou des bruschetta.

Bon appétit!

Burger de poisson












Chers blog-teurs, je vous présente le Tu-Sais-Quoi-Burger©:

Cette fabuleuse invention est le résultat d'un court-circuit entre deux envies pas forcément conciliables à la base: celle de participer au jeu proposé par Anaïk ("Le confit c'est pas gras") et celle d'arriver enfin à (re)faire manger du poisson à ma fille de 9 ans.

Elle y avait pourtant pris goût dès son plus jeune âge, jusqu'au jour funeste où une petite arrête de rien du tout est resté coincée à l'entrée de sa gorge... Depuis, elle ne veut plus y toucher. Et pourtant, j'ai eu recours à tous les subterfuges possibles et imaginables. Le mot est pratiquement banni du vocabulaire familial, c'est vous dire! On se croirait dans Harry Potter:

- Qu'est-ce qu'on mange ce soir?

- Tu-sais-quoi, pommes de terre vapeur et salade vinaigrette.

Mais vous pensez bien qu'on ne la lui fait pas: elle a tôt fait de flairer l'arnaque (et pourtant je ne cuisine que du poisson frais;-) et c'est le conflit assuré!

Néanmoins, je m'obstine (mothers will be mothers...), et à l'occasion de ce fameux "Burger Day", j'ai donc décidé de revisiter le fishburger.

Ingrédients (pour 6 burgers):

  • 6 petits pains pour burgers (l'idéal étant de les faire soi-même, mais bon...)

Pour les "steaks":

  • 400 gr de filets de poisson blanc
  • 2 échalotes
  • 6 tranches de pain
  • 2 oeufs
  • persil, sel et poivre

Pour la sauce aïoli:

  • 1 jaune d'oeuf
  • 1 c. à c. de moutarde
  • 2 gousses d'aïl
  • huile d'olive
  • sel, poivre

Pour la garniture:

  • salade verte (laitue, iceberg,...)
  • 2 tomates
  • 1 oignon

Commencez par la sauce: dans un mortier, écrasez les gousses d'aïl; ajoutez le jaune d'oeuf, la moutarde, le sel et le poivre. Fouettez en ajoutant petit à petit l'huile d'olive en filet. Arrêtez quand la quantité voulue est obtenue et rectifiez l'assaisonnement. Mettez au frais.

Coupez les filets de poisson en cubes et hachez-les avec les échalotes et le persil. Transférez la préparation dans un saladier. Incorporez la mie de pain et les oeufs battus. Salez, poivrez et mélangez bien afin de lier les ingrédients.

Moulez des "steaks" avec les doigts. Passez-les rapidement dans de la farine et faites-les dorer dans de l'huile bien chaude. Egouttez soigneusement sur du papier absorbant.

Passez les petits pains coupés en deux sous le grill et garnissez-les: salade, burger, une ou deux fines tranches de tomate, quelques fines rondelles d'oignon cru et une c. à s. d'aïoli.

Servez avec des frites (quoi d'autre?) et un petit blanc sec bien sympa (pour les parents!).

Bon appétit!

Tarte aux poires et au cognac

Une petite douceur un peu dans la même veine que la récente galette des rois (amandes en poudre), mais rehaussée de mon fruit préféré et, gourmandise suprême, d'un trait de cognac.

Testée en dessert le soir de la Saint Sylvestre, avec une boule de glace vanille; je dois bien dire que ça se laisse manger...

Ingrédients:

  • 1 fond de pâte brisée prête à l'emploi
  • 750 gr de poires
  • 25 gr de beurre
  • 4 c. à s. de sucre
  • 2 c. à s. de cognac
  • 2 oeufs
  • 2 dl de crème fraîche
  • 75 gr d'amandes en poudre

Tapissez un moule beurré avec le fond de tarte. Piquez-le à la fourchette et faites le cuire à blanc (+/- 20 minutes): recouvrez le fond de pâte d'une feuille de papier alu, et remplissez avec des haricots secs pour éviter que la pâte monte.

Pelez et épépinez les poires. Détaillez-les en petits dés, et faites-les cuire dans le beurre. Ajoutez 2 c. à s. de sucre et le cognac. Prolongez la cuisson de 2 ou 3 minutes.

Répartissez les poires refroidies sur le fond de tarte.

Dans une jatte, battez les oeufs avec la crème, les amandes et le restant du sucre. Versez sur les poires.

Enfournez à 200° pendant 25 minutes.

Bon appétit!

Cannelloni maison aux épinards et fromage blanc

Comme je vous l'ai déjà dit, en cuisine "léger" ne signifie pas forcément "insipide et rabat-joie".

Une preuve de plus? Ces cannelloni 100% maison, testés en compagnie d'une amie friande de bonnes choses.








Ingrédients
(pour 16 cannelloni):

1) Pour la pâte:

  • 300 gr de farine
  • 4 oeufs battus
  • 1 c. à c. de sel
  • 4 c. à s. d'huile d'olive

2) Pour la farce:

  • 500 gr d'épinards hachés surgelés (décongelés et égouttés)
  • 500 gr de fromage blanc à 0% de matière grasse
  • 120 gr de parmesan frais râpé (ben oui, faut quand même que la préparation au fromage ait du goût;-)
  • sel et poivre noir au moulin
  • 1/2 c. à c. de poudre de noix de muscade
  • 2 c. à c. de marjolaine séchée

3) Pour la sauce:

  • 1 kg de tomates bien mûres
  • 1 oignon
  • 2 gousses d'aïl
  • 2 morceaux de sucre
  • sel, poivre noir au moulin, basilic et romarin
  • 25 cl de crème fraîche la plus allégée possible
  • fromage râpé allégé pour le gratin

Dans un grand bol, mélangez la farine et le sel. Faites un puits au centre, ajoutez les oeufs et l'huile, et mélangez.

Travaillez la pâte pendant 5 minutes sur votre plan de travail légèrement fariné. Formez 2 pâtons de tailles équivalentes et abaissez-les en deux rectangles de +/- 60 x 30 cm.

A l'aide d'une roulette de découpe, divisez chacune des 2 feuilles de pâte en 8 rectangles.

Faites bouillir une grande casserole d'eau salée. Pendant ce temps, vous pouvez préparer la farce: il suffit tout simplement de mélanger tous les ingrédients dans un saladier.

Lorsque l'eau bout, plongez-y les rectangles de pâte et laissez cuire environ 5 minutes (al dente). Ensuite, sortez-les de l'eau un à un et laissez-les s'égoutter sur des torchons propres.

Déposez une à deux cuillers de farce sur chaque rectangle de pâte, enroulez et disposez dans un plat à gratin.

Faites frire l'oignon et l'aïl finement émincés dans un peu d'huile d'olive. Ajoutez les tomates détaillées en petits dés, le sel, le poivre, les condiments et le sucre. Laisser mijoter à feu doux quelques minutes.

Ajoutez la crème, laissez encore mijoter une minute ou deux puis versez sur les cannelloni. Parsemez le tout de fromage râpé.

Passez environ 20 minutes au four préchauffé à 200° + quelques minutes sous le grill.

Servez bien chaud avec de la ciabatta et un bon verre de rouge.

Bon appétit!

Zimtsterne (étoiles à la canelle)

Une petite gourmandise typique à double titre: saisonnière (on n'en trouve à ma connaissance qu'à l'approche de Noël) et typiquement allemande (au sens large; on en trouve aussi à Eupen...)

Il faut avouer qu'en matière de biscuits de Noël (appelons ça comme ça), les Allemands sont très forts: c'est toujours magnifiquement appétissant et presque toujours très bon.

Ceux-ci sont franchement délicieux!

Ingrédients:

  • 250 gr de poudre d'amandes
  • 250 gr de sucre en poudre
  • 3 blancs d'oeufs
  • 100 gr de sucre en poudre ou de poudre d'amandes, au choix
  • 1 c. à c. de cannelle en poudre

Préchauffez le four à 150°.

Battez les blancs d'oeufs en neige. Incorporez ensuite le sucre en poudre à la préparation, dont vous réserverez deux bonnes cuillers à soupe pour la décoration.

Mélangez la poudre d'amandes et la cannelle, et incorporez le tout à la préparation.

Parsemez votre plan de travail avec les 100 gr de sucre en poudre ou poudre d'amandes (au choix). Abaissez la pâte à environ 1/2 cm de hauteur.

Découpez les étoiles à l'emporte-pièce et placez-les sur la plaque de cuisson du four. Badigeonnez avec la préparation réservée plus tôt.

Enfournez. Les biscuits ne doivent pas vraiment cuire mais plutôt sécher. Sortez-les du four dès qu'ils auront pris une belle teinte légèrement dorée.

Laissez refroidir sur la plaque de cuisson.

Bon, ça c'est la théorie.

Je dois cependant vous mettre en garde: ce n'est pas si simple...
  1. La pâte est TRES adhérente; ce n'est donc pas évident de l'abaisser au rouleau en évitant qu'elle s'enroule autour et qu'on doive l'en décoller à la spatule. Ma méthode: l'abaisser en tapotant avec le plat de la main (c'est rustique, mais ça marche).
  2. Pour la même raison, c'est encore plus difficile de détacher les étoiles de l'emporte-pièce tout en leur conservant une forme d'étoile. Ma méthode (après avoir vainement essayé de produire une étoile correcte - cf. photo ci-dessous): former de petites boules que j'aplatis directement sur la plaque de cuisson, ce qui présente l'immense avantage de me dispenser d'abaisser la pâte;-)
Je rebaptise donc ces biscuits "Zimtvollmonde"© (pleines lunes à la canelle).

Mes essais d'étoiles:









Celles achetées à Monschau:









Vous voyez ce que je veux dire...

Bon appétit!