dimanche 19 octobre 2014

Cake poires-noisettes à la farine de châtaignes

C'est la saison des fruits secs! Et n'oublions pas les poires!

Un bon petit cake d'automne, même si les températures sont plutôt estivales en ce dimanche :-)








Ingrédients:
  • 160 gr de farine de châtaignes (en vente dans les magasins bio)
  • 40 gr de farine blanche
  • 1 pincée de sel
  • 1 sachet de levure en poudre
  • 150 gr de sucre de canne (roux)
  • 4 oeufs
  • 5 c. à s. de lait entier
  • 5 c. à s. d'huile d'olive
  • 200 gr de poudre de noisettes
  • 2 belles poires bien mûres

Préchauffez le four à 180°.

Mélangez les farines, le sel et la levure dans un saladier.  Dans un autre bol, battez les oeufs en omelette avec le sucre, l'huile et le lait.

Incorporez ce mélange aux farines et mélangez jusqu'à obtenir une pâte bien homogène. Ajoutez la poudre de noisettes.

Epluchez les poires et coupez les en tranches fines.

Versez la moitié de la pâte dans un moule à cake préalablement huilé, recouvrez-la avec les tranches de poire, et versez l'autre moitié de la pâte par dessus. Enfournez et laissez cuire environ 40 minutes. Vérifiez la cuisson à l'aide de la pointe d'un couteau.

Bonne dégustation!

dimanche 31 août 2014

Gaufrettes flamandes (fourrées à la cassonade)

Un petit quatre-heures bien réconfortant en ce dimanche maussade de fin de vacances scolaires...

Source: www.sucrissime.com










Ingrédients (pour une trentaine de gaufrettes):

Pour la pâte:
  • 500 gr de farine
  • 200 gr de sucre
  • 200 gr de beurre
  • 1 paquet de levure fraîche
  • 6 c. à s. d'eau
  • 2 oeufs

Pour la garniture:
  • 360 gr de cassonade blonde
  • 150 gr de beurre
  • 2 verres à liqueur de rhum brun (optionnel)

Dans un saladier profond, mélangez la farine et le sucre. Ajoutez les 6 cuillères à soupe d'eau tiède, dans laquelle vous aurez préalablement délayé la levure, et mélangez. Ajoutez le beurre fondu, et enfin les oeufs.

Pétrissez jusqu'à obtention d'une boule qui se détache des parois du saladier. Couvrez d'un linge propre et laissez reposer au moins une heure à température ambiante.

Faites des petits boules de +/- 30 grammes chacune. Cuisez-les en pressant légèrement dans un gaufrier bien chaud (plaques "gaufrettes").

Sortez la gaufrette, coupez-la en deux dans le sens de l'épaisseur encore chaude, et fourrez-la du mélange cassonade-beurre fondu(-rhum).

Bonne dégustation!

Gelée de mûres

Petite visite à la Ferme Saint-Laurent, à Glons (sur les bons conseils de Caro, une fois n'est pas coutume), et jolie récolte de mûres, variété Loch Ness...

C'est sûr, on y retournera l'été prochain pour les framboises :-)

Source: www.gustave.com






Ingrédients (pour 3 pots de gelée):
  • 1kg de mûres
  • sucre cristallisé (même poids que le jus obtenu)
  • le jus d'un citron

Placez les mûres lavées et égouttées dans une casserole avec 20 cl d'eau. Faites cuire à feu doux environ 15 minutes, tout en écrasant légèrement les fruits à l'aide d'une écumoire afin qu'ils éclatent.

Versez ensuite les mûres dans un tamis et placez un récipient en dessous. Pressez légèrement sur les fruits à l'aide d'une cuillère. Laissez le jus s'écouler lentement pendant une heure.

Au bout de ce temps, pesez le jus et préparez le même poids de sucre.

Reversez le jus de mûres dans la casserole; ajoutez le sucre et le jus de citron. Chauffez doucement en remuant jusqu'à ce que le sucre soit complètement fondu. Portez alors à ébullition et, à l'aide d'une écumoire, éliminez la mousse qui se forme à la surface. Laissez cuire à feu vif pendant une bonne dizaine de minutes. Versez une cuillerée de gelée sur une soucoupe bien froide; si elle glisse lentement et se fige rapidement, la cuisson est terminée.

Versez la gelée dans des pots préalablement ébouillantés et séchés. Fermez les pots, retournez-les et laissez-les ainsi 24 heures avant de les ranger à l'abri de la lumière.

Bonne dégustation!

mercredi 20 août 2014

Variations sur le même thème - Cookies salés

Une idée pour occuper les enfants, souvent ravis de plonger leurs petites mains dans la farine, et pour éclipser les chips à l'apéro.











Ingrédients (pour 8 gros cookies de chaque sorte... ou une quinzaine de petits) :

Pour la pâte:
  • 125 gr de farine
  • 50 gr de beurre
  • 1 oeuf
  • 1 c. à c. de levure chimique
  • 1 c. à c. rase de sel

Pour les cookies aux figues et au fromage de chèvre:
  • 80 gr de fromage de chèvre coupé en morceaux
  • 3 figues coupées en tranches
  • 2 c. à s. bombées de lardons allumettes cuits et bien égouttés

Pour les cookies au piment d'Espelette, tomates séchées et parmesan:
  • 40 gr de parmesan râpé
  • 40 gr de tomates séchées coupées en lanières
  • 1 c. à s. de piment d'Espelette

Pour les cookies au curry, raisins secs et oignons frits:
  • 1 c. à s. de curry
  • 2 c. à s. bombées de raisins secs
  • 2 c. à s. bombées d'oignons frits

Préchauffez le four à 180°.

Dans un saladier, versez le farine, le sel et la levure. Faites un puits et ajoutez le beurre coupé en dés. Mélangez jusqu'à obtenir une consistance sableuse. Incorporez l'oeuf battu. Séparez en trois parts.

Ajoutez les ingrédients de la garniture au choix. Pour les cookies aux figues, chèvre et lardons, incorporez seulement les lardons. Pétrissez chaque part de pâte et formez une boule.

Partagez chaque boule en huit petites boules de même taille. Sur une plaque allant au four et recouverte de papier sulfurisé, déposez les boules et aplatissez-les. Sur les cookies aux lardons, posez les morceaux de fromage de chèvre et enfoncez-les légèrement. Recouvrez de deux fines tranches de figue.

Faites cuire 20 minutes au four (un peu moins pour des petits cookies).

Bonne dégustation!

dimanche 17 août 2014

Tarte aux fraises et au mascarpone

Une tarte aux fruits toute en fraîcheur. Les fraises n'étaient pas mon premier choix, mais, faute de mûres au marché et face à ces fruits encore drôlement appétissants bien que la saison touche à sa fin, l'adaptation de la recette s'est imposée tout naturellement.

Et en réalité, cette tarte peut se préparer avec les fruits que vous aimez, crus ou, pourquoi pas, cuits.




Ingrédients:
  • 500 gr de fraises (de même gabarit)
  • 500 gr de mascarpone
  • 10 cl de crème épaisse
  • 1 disque de pâte brisée prête à l'emploi
  • 3 c. à s. de sucre
  • 2 c. à s. de vin doux (j'ai utilisé du Maury)
  • 2 c. à s. d'extrait de vanille

Préchauffez le four à 180°.

Garnissez un moule à tarte de la pâte brisée. Piquez à la fourchette et enfournez pour 20 minutes, afin de la cuire à blanc. Laissez refroidir.

Dans un saladier, mélangez le mascarpone, le sucre, la crème, l'extrait de vanille et le vin doux. Etalez la préparation sur le fond de tarte froid. Rincez et séchez les fraises, puis répartissez-les sur la tarte.

Saupoudrez délicatement de sucre glace, et servez aussitôt, ou réservez maximum deux heures au réfrigérateur.

Bonne dégustation!

Soupe potiron-carotte-cumin

Une soupe "vide-congélateur" (en prévision de la prochaine récolte de légumes;-), toute rehaussée de ce merveilleux cumin en provenance directe du Maroc (merci Caro & Samir), et bien appréciée en ces jours de météo grognon...








Ingrédients
  • 500 gr de chair de potiron
  • 500 gr de carottes
  • 1 gros oignon
  • 1 cube de bouillon de volaille
  • 1 c. à c. bombée de cumin
  • eau, sel, poivre 

Emincez grossièrement l'oignon, et, dans une grande casserole, faites-le revenir dans un trait d'huile d'olive.

Ajoutez le potiron découpé en dés et les carottes en rondelles, le cube de bouillon de volaille, et le cumin. Couvrez d'eau, salez, poivrez, et portez à ébullition. Baissez légèrement le feu et laissez cuire +/- 20 minutes.

Mixez et servez bien chaud.

Bon appétit!

Brochettes de lotte marinées au curry et au citron vert

Une idée pour un prochain barbecue, en espérant que cette fin d'été nous réserve encore quelques belles journées...

La lotte est un poisson à la chair fine et ferme qui convient particulièrement bien pour la grillade - à condition que le feu soit bien maitrisé.







Ingrédients (pour 4 personnes):
  • 600 gr de filets de lotte (prélevés sur la queue)
  • 2 citrons verts finement tranchés 
  • quelques beaux brins de romarin bien droits

Pour la marinade:
  • le jus + le zeste de 3 citrons verts
  • 3 gousses d'ail émincées
  • 3 c. à s. d'huile d'olive
  • 1 c. à s. de curry
  • sel, poivre

Commencez par préparer la marinade.

Détaillez ensuite les filets de lotte en gros dés, placez-les dans un saladier, et couvrez-les de marinade. Mélangez et laissez reposer au réfrigérateur au moins deux heures.

Dépouillez les brins de romarin sur une longueur d'environ 15 centimètres. Enfilez sur chaque brin dés de lotte et tranches de ciron vert en alternance.

Disposez ensuite les brochettes sur la grille du barbecue, de préférence sur une feuille d'aluminium (cela évitera au poisson de noircir si le feu est un peu trop vif), et laissez cuire 8 à 10 minutes maximum, en retournant les brochettes régulièrement.

Bon appétit!

vendredi 8 août 2014

Spaghetti alle vongole

Visite au Port du Chichoulet, sur l'embouchure de l'Aude, lieu bien connu des gourmands du coin pour ses échoppes de coquillages. 

Et un plat tout simple pour mettre à l'honneur les magnifiques produits qu'on peut y trouver.







Ingrédients (pour 4 personnes):

  • +/- 350 gr de spaghetti
  • 1,5 kg de palourdes bien fraîches
  • 5-6 gousses d'ail
  • un bouquet de persil plat
  • huile d'olive
  • sel, poivre

Faites bouillir une grande quantité d'eau salée et faites cuire les pâtes en respectant les indications de l'emballage.

Pendant ce temps, émincez finement l'ail et faites-le revenir à feu vif à la sauteuse dans un trait d'huile d'olive. Versez les coquillages par-dessus, poivrez, et laissez cuire en mélangeant régulièrement jusqu'à ce que tous les coquillages soient ouverts. Attention à ne pas prolonger la cuisson au-delà de ce point car la texture des mollusques en souffrirait (ils deviendraient trop "caoutchouteux").

Egouttez et répartissez les pâtes dans quatre assiettes creuses; garnissez généreusement de palourdes (avec un peu de leur jus de cuisson) et parsemez de persil plat haché. Parmesan râpé facultatif.

Bon appétit!

dimanche 8 juin 2014

Les madeleines à l'orange de Sophie Dudemaine

Pour Catherine: une alternative aux pâtisseries orientales :-)

Source: Les madeleines de Sophie















Ingrédients (pour une vingtaine de pièces):
  • 3 oeufs
  • 120 gr de farine fermentante
  • 120 gr de sucre
  • 120 gr de beurre salé
  • le zeste d'une orange non-traitée
  • 5 c. à s. de jus d'orange

Préchauffez le four à 240°.

Faites fondre le beurre,  laissez-le tiédir.

Mélangez dans le bol du robot la farine et le sucre; incorporez les jaunes d’œufs. Fouettez légèrement les blancs à la fourchette sans les monter, incorporez-les à l’appareil puis ajoutez le beurre fondu et mélangez bien le tout. Ajoutez le zeste et le jus.

Remplissez les alvéoles de votre moule avec 1 c. à s. du mélange.

Enfournez sans plus attendre 4 minutes à 240° puis baissez le four à 180° et laissez 4 minutes supplémentaires. Démoulez  aussitôt.

Bonne dégustation!

mercredi 4 juin 2014

M'chewek

Que ne ferait-on pas pour rendre la vie plus douce à nos rejetons chéris en cette période de l'année où nous exigeons chaque jour d'eux des efforts surhumains avant de les livrer dès le lendemain matin à la haine féroce d'un prof sanguinaire?

Les miennes sont ultra-fans de pâtisseries marocaines, la plus jeune de cornes de gazelles, et l'aînée de m'chewek, qui sont en réalité des petits gâteaux algériens, mais qu'on trouve parfois au Maroc également, et en tout cas régulièrement dans le comptoir des magasins marocains de la région liégeoise.

Je ne sais pas si ça aide à faire entrer la matière, mais en tout cas ça embellit l'humeur, c'est déjà ça de gagné ;-)

Ingrédients (pour une vingtaine de pièces):
  • 300 gr de poudre d'amandes
  • 100 gr de sucre en poudre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • le zeste d'un citron jaune
  • 2 oeufs + un blanc d'oeuf
  • amandes effilées légèrement concassées
  • cerises confites

Préchauffez le four à 150°.

Dans un saladier, mélangez la poudre d'amandes, le sucre, le sucre vanillé et le zeste de citron. Ajoutez les 2 oeufs entiers, un à la fois, et continuez à mélanger; la pâte doit être ferme et pas trop collante.

Formez des boules de la taille d'une petite noix, passez-les dans le blanc d'oeuf puis roulez-les dans les amandes effillées concassées. Posez-les sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé, et aplatissez légèrement en enfonçant une cerise confite au centre.

Enfournez pour 10 à 12 minutes.

Bonne dégustation!

Asperges gremolata

Les asperges, un de mes plaisirs printaniers préférés!

Je vous propose une nouvelle recette, testée plusieurs fois (parce qu'on ne s'en lasse pas;-) ces dernières semaines, à chaque fois avec de délicieuses asperges de Rosoux achetées à la Ferme Schalenbourg.

Source: Good Housekeeping
















Ingrédients (pour 6 personnes):
  • 1 kg d'asperges vertes nettoyées
  • 2 gousses d'ail finement émincées
  • le zeste d'un citron
  • huile d'olive
  • panko (chapelure japonaise, en vente chez Delhaize au rayon spécialités étrangères)
  • persil plat 
  • sel, poivre

Cuisez les asperges comme vous avez l'habitude de le faire, à l'eau bouillante ou à la vapeur. Une fois qu'elles sont cuites, immergez-les directement dans de l'eau glacée pour bien fixer leur belle couleur verte. Egouttez et réservez.

Dans une poêle anti-adhésive, faites frire à feu moyen l'ail et la moitié du zeste de citron dans un cuiller à soupe d'huile d'olive jusqu'à ce que l'ail soit doré. Ajoutez 6 cuillers à soupe de panko et poursuivez la cuisson 2 ou 3 minutes en remuant régulièrement, jusqu'à ce que le panko soit doré et croustillant. Hors du feu, ajoutez le reste du zeste de citron, et du persil plat haché à votre goût.

Dressez les asperges sur un plat de service. Arrosez-les d'un filet d'huile d'olive, salez, poivrez, puis garnissez généreusement de gremolata.

Un délicieux accompagnement pour vos barbecues!

Bonne dégustation!

Clafoutis à la rhubarbe

Un autre manière de savourer la rhubarbe...

Faites-vous plaisir, c'est la pleine saison!

Source: Télémoustique









Ingrédients (pour 6 personnes):
  • 500 gr de rhubarbe épluchée
  • 4 oeufs
  • 25 cl de lait
  • 150 gr de sucre
  • 75 gr de farine
  • 6 c. à s. de poudre d'amandes
  • beurre pour les ramequins
  • une pincée se sel

Taillez la rhubarbe en petits dés, mélangez-les avec 50 gr de sucre et laissez dégorger deux heures.

Préchauffez le four à 180°.

Badigeonnez 6 ramequins individuels avec le beurre fondu. Ajoutez une cuiller à soupe de poudre d'amandes dans chacun et faites tourner pour bien tapisser toutes les parois.

Fouettez les oeufs, les 100 gr de sucre restants, le sel et la farine. Ajoutez ensuite le lait et mélangez bien.

Egouttez soigneusement la rhubarbe et répartissez-la dans les ramequins. Versez la crème par-dessus.

Faites cuire environ 30 minutes au four. Dégustez tiède ou froid.

Bon appétit!

mercredi 30 avril 2014

Poulet à l'ail, au miel et au citron vert

Ce que nos enfants pensent de nous, Chapitre 3, ou "Comment je fous régulièrement la honte à mes filles".

Nos ados sont facilement embarrassés de manière générale, et les filles peut-être encore plus que les garçons (évidemment, j'ai zéro expérience en la matière; il se peut donc que je sois complètement à côté de la plaque...). La maman de la (très) jeune fille apprend vite qu'il y a toute une série d'attitudes et de démarches à éviter à tout prix si elle ne veut pas encourir les foudres de sa délicieuse progéniture, comme, par exemple, entrouvrir de trois centimètres la porte de la cabine d'essayage pour voir comment lui va ce ravissant soutien-gorge (même s'il n'y a pas âme qui vive à dix mètres alentours) ou prendre trente secondes de réflexion pour choisir la bonne taille de sparadrap au supermarché quand le chef de rayon a eu l'idée saugrenue de ranger ces derniers juste à côté des préservatifs et autres "gels de massage"...

Mais il y a surtout une règle à ne pas enfreindre: il ne faut JAMAIS leur foutre la honte devant les copains. Tout parent qui commet ce genre de bourde s'en mord les doigts (non sans avoir préalablement jubilé - in petto, ça va de soi - de les voir vainement essayer de se confondre dans l'environnement... allez, vous aussi, avouez!). Et les représailles sont en général à la hauteur de l'infraction, qui peut être qualifiée de différentes manières suivant la gravité des faits:

(1) Le délit mineur, comme quand un copain vous voit en train de mettre un maxi-pack de rouleaux de papier WC dans votre caddie chez Okay. Conseil perso: n'aggravez pas votre cas en faisant remarquer à votre ado que ses copains n'ont pas la capacité de sublimer leurs déchets organiques et utilisent donc aussi ce genre de fourniture domestique...

(2) Le crime, comme quand vous devez aller chercher votre ado à la sortie de l'école parce que les bus ne roulent pas et que, lasse d'attendre qu'elle ait terminé sa passionnante conversation avec ses potes sur le parvis de l'établissement alors que vous êtes super mal garée, vous donnez un rikiki mini coup de klaxon pour attirer son attention.

(3) Le crime avec préméditation (la spécialité de l'Homme), comme quand vous avez laissé votre voiture au garage pour l'entretien, qu'on vous a prêté une Twingo rose flashy en guise de véhicule de courtoisie, que vous allez chercher votre ado à la sortie de l'école et que, mue par une soudaine pulsion de mort,  vous décidez de vous poster bien en vue, fenêtres ouvertes, musique à fond, et de la héler bien fort dès qu'elle franchit la porte par le petit surnom affectueux que vous lui donnez depuis qu'elle a quatre ans... Bon, j'avoue, ça c'est abuser, comme ils disent;-)

(4) Le crime de haute trahison, comme quand votre ado est invitée à une soirée chez un copain / une copine, que vous l'y conduisez, que vous ne vous contentez pas de larguer le colis à 150 mètres du lieu de la fête mais que vous insistez pour l'accompagner jusqu'à la porte d'entrée, et que, ne voyant pas les parents, vous filez votre numéro de portable au copain / à la copine "au cas où", en ajoutant (honte suprême): "Tu n'oublieras pas de le donner à tes parents?". Après un truc pareil, et pour peu qu'elle se soit pris une réflexion du genre "c'est une stressée, hein, ta mère?", attendez-vous à un crapuleux retour de flammes quand vous irez la rechercher le lendemain... Et dire que vous aviez mis un point d'honneur à éviter de lui rappeler les dangers de l'alcool et autres substances "récréatives" devant témoins... c'est vraiment mal payé.

Heureusement pour eux  - et accessoirement pour les relations intra-familiales, comme disait Garcia Marquez, "la honte a mauvaise mémoire" :-)

Une recette de poulet qui, elle, a mis tout le monde d'accord - avec un bon poulet et des grenailles Anabelle de la Ferme Schalenbourg, évidemment :-)

Ingrédients (pour 4 personnes):
  • 1 poulet entier
  • 800 gr de grenailles Anabelle
  • 4 gousses d'ail
  • le jus de deux citrons verts + 1 citron vert entier
  • 50 gr de beurre (le beurre salé de Warnant-Dreye, aussi en vente à la ferme Schalenbourg, une vraie tuerie!)
  • 3 c. à s. de miel liquide
  • 1/2 c. à c. de purée de piment
  • sel, poivre

Préchauffez le four à 200°.

Emincez finement l'ail; mettez-le dans un poêlon avec le jus de citron, le beurre, le miel, et la purée de piment. Salez et poivrez, puis faites chauffer à feu doux jusqu'à ce que le beurre soit fondu.

Placez le poulet et les pommes de terre ensemble dans un plat allant au four. Badigeonnez copieusement le poulet avec la sauce au citron et au miel; versez l'excédent de sauce sur les pommes de terre. Coupez le citron en tranches; placez-en trois ou quatre sur le poulet, les autres avec les pommes de terre.

Faites cuire au four entre 1 heure et 1 heure 30, suivant la taille du poulet.

Servez avec une salade verte et des oignons nouveaux d'Aux goûts des saisons, par exemple.

Bon appétit!

vendredi 11 avril 2014

Risotto de pipe rigate aux asperges vertes

Un plat presque végétarien pour célébrer le retour des asperges :-)

Presque végétarien car les chips de lomo ne sont pas indispensables, mais c'est tellement bon!








Tant que j'y suis, un petit truc pour une entrée à base d'asperges toute simple mais qui remporte toujours son petit succès: pour napper les asperges d'une jolie écume de parmesan, il suffit de porter à ébullition 20 cl de crème fraîche et 75 de parmesan râpé, puis de passer le mixer plongeant (2 fois 30 secondes) dans la préparation. On prélève ensuite l'écume qui s'est formée en surface et on en garnit les asperges. Servez sans attendre car ça retombe quand même assez rapidement.

Ingrédients (pour 4 personnes):
  • 2 bottes d'asperges vertes
  • 400 gr de pipe rigate
  • 1 gros oignon
  • 1,5 l de bouillon de légumes
  • 50 gr de beurre
  • 100 gr de parmesan frais râpé
  • 4 oeufs

Chauffez le bouillon dans une casserole.

Hachez l'oignon. Réservez les pointes d'asperges et hachez les tiges en petits tronçons. Faites revenir l'oignon et les tiges d'asperges pendant 3 minutes sans coloration avec une noix de beurre dans une casserole à feu doux. Ajoutez les pâtes et mélangez.

Couvrez de bouillon chaud. Salez et poivrez, puis laissez cuire à feu moyen en remuant et en ajoutant du bouillon au fur et à mesure qu'il est absorbé par les pâtes. Après 5 minutes, ajoutez les pointes d'asperges.

A la fin de la cuisson (le temps peut varier en fonction de la marque des pâtes; il faut goûter!), hors du feu, ajoutez le beurre froid coupé en morceaux et le parmesan. Mélangez pour bien enrober les pâtes, et servez aussitôt surmonté d'un jaune d'oeuf.

Bon appétit!

mardi 8 avril 2014

Les petits pains au lait de Caro

Semaine un peu plus "light" en cette période de vacances scolaires, et donc un peu de temps pour préparer des petits pains maison...

Une recette tellement délicieuse qu'on n'a carrément pas le droit de ne pas en faire profiter les autres - vous serez 200% d'accord avec moi quand vous aurez senti l'irrésistible parfum qui s'échappe du four quand la cuisson se termine!

Dix mille mercis à ma collègue Caro pour cette fabuleuse découverte :-)

Ingrédients (pour une douzaine de petits pains):
  • 7 gr de levure sèche
  • 500 gr de farine
  • 40 gr de sucre impalpable
  • 9 gr de sel
  • 80 gr de beurre
  • 30 cl de lait
Placez les ingrédients dans cet ordre dans la machine à pain, et sélectionnez le programme "pâte".

Lorsque le programme est terminé, sortez la pâte de la machine, farinez-la, et formez un long boudin, que vous divisez au couteau en 12 pâtons de taille équivalente.

Reformez un peu chaque pâton, et laissez lever 40 minutes.

Préchauffez le four à 180°.

Badigeonnez les pâtons avec l'oeuf battu, et enfournez. Laissez cuire environ 10 minutes.

Bon appétit!

Note: ces petits pains se congèlent très bien.

jeudi 13 mars 2014

Cookies au beurre de cacahuètes

Cookies préparés à l'occasion d'une vente de pâtisseries organisée par ma grande fille et ses camarades de classe au profit de leur voyage de latin...

C'était mon troisième choix (après les cookies chocolat noir-pistaches et les cookies chocolat blanc-rhum-raisins secs), mais il se trouve que ce sont ceux que les acheteurs ont préférés.

Je vous avoue que je n'ai pas eu l'occasion de les tester moi-même (de petites mains avides les ont détournés dès la sortie du four); donc, pour la première fois depuis 2007, je déroge à la règle de base de ce blog qui veut que j'aie préparé et goûté les recettes que je publie... Mais après un tel plébiscite, je me devais de vous en faire profiter :-)

Source: Cuisine de New York, Sylvie Aït-Ali

Ingrédients (pour 25 cookies):
  • 80 gr de beurre
  • 80 gr de beurre de cacahuètes
  • 160 gr de sucre de canne
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 1 oeuf
  • 200 gr de farine
  • 1/2 c. à c. de levure chimique
  • 1/2 c. à c. de bicarbonate de soude
  • 70 gr de cacahuètes (non-salées)
  • sel

Préchauffez le four à 160°.

Mélangez le beurre, le beurre de cacahuètes et les sucres. Ajoutez l'oeuf et travaillez le tout à la fourchette. Ajoutez la farine, la levure, le bicarbonate, une pincée de sel, et les cacahuètes.

Formez des boules de la taille d'une grosse noix et placez-les sur une plaque de cuisson; écrasez-les légèrement avec une cuillère. Espacez-les bien et mettez à cuire environ 20 minutes.

Laissez refroidir avant de retirer de la plaque.

Bonne dégustation!

Ananas rôti au BBQ

Un dessert plein de soleil, à accompagner d'une boule de glace à la vanille, par exemple (noix de coco ou rhum-raisins, ça peut être bien aussi, voire même une boule de sorbet mangue ou passion).

Un conseil: attendez que l'intensité de la braise ait bien diminué, sans quoi vous risquez de vous retrouver avec un ananas brûlé dehors et cru dedans.

Source: Ducros 

Ingrédients (pour 4 personnes):
  • 1 ananas bien mûr
  • 25 gr de beurre fondu
  • 2 c. à s. de rhum brun
  • 1 c. à s. de sucre de canne
  • 1 c. à c. de cannelle en poudre

Dans un bol, mélangez le beurre fondu, le rhum, le sucre et la cannelle.

Coupez l'ananas dans la longueur en huit quartiers.

A l'aide d'un pinceau, enrobez généreusement les quartiers d'ananas du mélange préalablement préparé et faites cuire au barbecue 5 minutes de chaque côté.

Bonne dégustation!

vendredi 7 mars 2014

Mi-cuit de saumon à la japonaise

Les vacances de Carnaval se terminent ce vendredi… Ce soir ou demain sonnera l'heure du retour pour tous ces vacanciers qui sont partis… au SKI.

Car on ne va pas dans les Alpes, ni à la montagne, ni à la neige ; on va au SKI. C’est un peu comme si, quand je vais à la mer,  je disais « je pars à la promenade » … L’expression existe, notez bien, mais dans un contexte relativement confiné (c’est le moins qu’on puisse dire).

OK ; permettez-moi de dissiper vos doutes si vous en aviez encore : non, je ne partage pas ce bel enthousiasme pour les sports de glisse. Cela dit, quand je vois les mines épanouies de mes amis skieurs sur les photos, je les envie, très sincèrement ; et, pour reprendre les prosélytiques paroles de ma Best, si je me donnais seulement la peine d’essayer, j’y prendrais peut-être goût (elle n’a pas dit « peut-être », pour être tout à fait honnête ; c’est une fondue de ski – ouuuuh, le jeu de mots pourri ;-)

Mais j’en doute. Pourquoi?
  1. Je suis quelqu'un qui tombe facilement, depuis toujours. Une feuille de salade qui traîne sur le sol du rayon fruits et légumes et bardaf, c'est l'embardée, comme disait le Commandant. J'ai depuis longtemps acquis l'intime conviction que mon centre de gravité se situe plus haut que chez la plupart des gens; je n'ai jamais été une pro du calcul vectoriel, mais mon instinct me dit quand même qu'en cas de diminution de l'adhérence au sol, et qui plus est en pente, c'est pas bon.
  2. Je déteste ne pas avoir le contrôle de mon "véhicule". Je n'ai en général pas de problème avec les transports en commun (ce sont des pros), ni en voiture avec les conducteurs que je connais et en qui j'ai confiance; mais je n'ai jamais aimé être passagère sur un deux roues, et j'ai toujours eu une frousse bleue des chevaux (même des poneys de la Foire - rituel auquel je sacrifiais quand même quand j'étais petite, la mort dans l'âme et par pur orgueil mal placé, tout ça parce que ma soeur, quatre ans plus jeune que moi, n'avait pas peur, elle...). J'entends déjà certains d'entre vous me dire "Mais c'est toi qui contrôles tes skis!"... Je leur suggère de relire mon Point 1.
  3. J'ai le vertige sur les engins suspendus. J'atteins mon seuil de tolérance sur la grande roue. Je fais encore de temps à autre un cauchemar où je me retrouve coincée sur le télésiège de la Cascade de Coo, en panne - Jean-Claude Dus des Fonds de Quarreux... Alors les tire-fesses, méga-télésièges et autres téléphériques, très peu pour moi.
  4. Et enfin - et j'ose à peine le dire - je n'aime pas la neige. Voilà. C'est dit. Ou alors de loin, de derrière ma baie vitrée, sans sortir de chez moi, sans devoir mettre un pied / une roue sur cette saloperie blancheur froide et sournoise.
Il y a donc peu de chances qu'au Carnaval, je troque un jour mon petit Bed & Breafast de la Mer du Nord contre un chalet au pied des pistes enneigées - à moins qu'un ingénieur balèze ne mette au point un engin de téléportation qui m'installe direct sur le balcon dudit chalet, avec la chaise longue au soleil, un bon polard (et un bon polar aussi, d'ailleurs), la bouteille de Fendant au frais et la tariflette dans le four;-)

Allez zou, aujourd'hui c'est vendredi, jour du poisson: version asiatique, pour changer.

Source: La cuisine de Bernard

Ingrédients (pour 4 personnes):
  • 4 pavés de saumon sans peau, sans arrêtes
  • 120 ml de sauce soja
  • 120 ml de sauce mirin (en vente chez Delhaize au rayons "spécialités asiatiques")
  • 60 gr de cassonade blonde
  • huile de sésame grillé
  • graines de sésame grillées

Commencez par préparer la sauce teriyaki: mettez la sauce soja, la sauce mirin et la cassonade blonde dans une casserole. Portez à ébullition et laissez bouillir trois à quatre minutes.

Enlevez la casserole du feu. Mettez le saumon cru directemement dans la sauce chaude. Cela va précuire le saumon. Laissez mariner au moins deux heures.

Dans une poêle très chaude, mettez un peu d'huile de sésame. Ajoutez le saumon, coupé en morceaux ou non. Le saumon va caraméliser très rapidement. Cest ce que l'on souhaite! Il a précuit dans la sauce, puis le sucre de la sauce l'a aussi cuit un peu, il ne reste donc plus qu'à griller les deux faces du saumon.

Parsemez de graines de sésame grillées et servez aussitôt, avec du riz.

Bon appétit!

vendredi 21 février 2014

Flan à la noix de coco


Ce que nos enfants pensent de nous…  Après le Chapitre 1, qui aurait pu s’intituler « Ma mère est prof, ça craint», voici le Chapitre 2 : « Les années 80, c’était quand même trop chelou ».

Ils n’en reviennent pas, nos ados : comment les quadras que nous sommes ont-ils pu sortir plus ou moins indemnes (du moins, en apparence) de cette période difficile ?

Car nous avons quand même subi quelques calamités majeures, il faut bien le reconnaître : l’avènement des épaulettes amovibles, qu’on coinçait sous la bretelle du soutien-gorge (si si, rappelez-vous : toutes les filles ressemblaient à des joueuses de foot américain), du pull « chauve-souris » (y compris pour les garçons), de la mèche crêpée (façon Bananarama, avec les créoles qu’on aurait dit des bracelets – Liliane Bettencourt doit sans aucun doute une grosse partie de sa fortune aux fashion victims que nous étions alors ; il flottait en permanence une odeur de laque dans les toilettes de l’école), de la ceinture banane (avec des pin’s dessus, la claaasse!), … Et puis tous ces chanteurs dont il est aujourd’hui charitable de taire le nom (et salutaire d’oublier pour toujours le message) ; non, franchement, ça fait trop pitié, on ne peut pas leur donner tort.

Mais le pire n’est peut-être pas ce dont nous avons dû nous accommoder… Le pire, c’est ce dont nous avons été privés, tout simplement parce que ça n’existait pas encore.

Imaginez : un monde sans smartphone / IPod / tablette… un monde sans WIFI ! Non mais AU SECOURS, quoi ! Pour communiquer avec les copains après les cours autrement qu’en vis-à-vis, c’était Koh-Lanta ; il fallait :

(1) demander aux parents la permission d’utiliser l’unique téléphone familial (doublement scandaleux, c’est clair ; à notre époque, on ne voit plus guère ça qu’en prison, et encore);

(2) composer le numéro (il n’y avait pas de répertoire pré-programmé, c’est dingue, hein ?) en faisant tourner un cadran (oui oui, comme dans les films);

(3) faire court, car les communications étaient encore relativement coûteuses (il fallait aller à l’essentiel, et, surtout, avoir une raison de téléphoner ; on croit rêver…);

(4) tolérer qu’il y ait d’autres personnes dans la pièce (pas possible de s’isoler, les téléphones étaient encore connectés au réseau par un fil branché dans une prise ; la préhistoire, quoi);

(5) et carrément faire des phrases, avec des mots et tout (ben oui, ❤❤❤ ou WTF ça n’aurait pas donné grand-chose avec l’oralité comme unique canal de communication…).

Bref, on ne téléphonait qu’en cas d’urgence, c’est-à-dire quand on avait un problème dans un cours ou pour prévenir qu’on ne serait pas présent le lendemain… Et on croyait qu’on avait une vie ;-)

Un flan à la noix de coco, voilà au moins qui mettra toutes les générations d'accord;-)

Source: Sucrissime

Ingrédients:
  • 1 boîte de lait concentré sucré (400g)
  • le même volume de lait
  • 125 gr de noix de coco râpée
  • 3 oeufs
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • caramel liquide (maison ou du commerce)

Préchauffez le four  à 200°.

Versez le lait concentré sucré dans un saladier. Remplissez la boîte vide avec du lait et versez-le dans le saladier. Ajoutez les jaunes d'oeufs, le sucre vanillé et la noix de coco.

Montez les blancs en neige. Ajoutez-les au mélange précédent et mélangez délicatement.

Versez un peu de caramel liquide dans le fond d'un moule à cake. Versez le contenu du saladier, et faites cuire au bain-marie pendant 40 minutes. Si le dessus du flan dore trop vite, couvrez-le d'une feuille de papier aluminium.

Laissez complètement refroidir et réfrigérez plusieurs heures. Démoulez bien froid (c'est très important).

Bonne dégustation!

Scampis à l'armoricaine

Une délicieuse entrée de Saint-Valentin, avec les fabuleux scampis de la Poissonnerie Wauters. Merci Cristina :-)












Ingrédients (pour deux personnes):
  • une quinzaine de beaux scampis crus
  • 2 c. à s. d’huile d'olive
  • 1 échalote hachée
  • 5 cl de cognac
  • 10 cl de vin blanc sec
  • 1 gousse d'ail
  • 1 c. à c. de persil haché
  • 1 boîte de tomates concassées
  • 10 cl de crème fraîche
  • sel, poivre, piment d'Espelette

Décortiquez les scampis.

Dans l'huile d'olive chaude, faites revenir les échalotes jusqu'à ce qu'elles blondissent légèrement. Ajoutez les scampis et faites cuire 3 minutes à feu vif.

Arrosez avec le cognac et flambez hors du feu. Enlevez les scampis de la poêle. Remettez-la sur le feu et ajoutez le vin, l'ail, le persil, et les tomates. Poursuivez la cuisson 20 minutes à feu doux, à découvert.

Salez, poivrez, et ajoutez le piment d'Espelette. Remettez les scampis dans la sauce, ajoutez la crème et laissez cuire pendant encore 5 minutes à feu doux.

Servez bien chaud, avec un morceau de pain pour saucer, c'est indispensable!

Bon appétit!

vendredi 14 février 2014

Dos de cabillaud en croûte de chorizo

Repas poisson, pas de restes sur les assiettes, et pas de commentaire désobligeant genre "Encore du poisson? Mais on en a déjà eu l'an dernier!"...

Une recette à partager, c'est clair :-)









Ingrédients (pour 4 personnes):
  • 800 gr de dos de cabillaud
  • 50 gr de chorizo (doux ou fort, c'est vous qui voyez)
  • 40 gr de beurre mou
  • 40 gr de parmesan râpé
  • 50 gr de chapelure

Préchauffez votre four à 200°.

Mixez ensemble le chorizo, le beurre, le parmesan et la chapelure.

Etalez cette préparation sur le dos de cabillaud préalablement posé dans un plat allant au four.

Faites cuire 10 à 12 minutes au four; servez chaud.

Suggestion de présentation: avec un risotto aux courgettes ou bien posé sur une purée de pommes de terre dans laquelle vous aurez incorporé de petits dés de courgette sautés au wok avec de l'ail et un trait d'huile d'olive.

Bon appétit!

jeudi 6 février 2014

Boulettes de poulet sauce au yaourt

Vous êtes-vous déjà demandé comment vos enfants parlent de vous à leurs copains ? Comment ils vous perçoivent – en tant que parent, bien sûr, mais aussi de manière plus globale, en tant qu’adulte ?

Prenons un exemple concret : « ma mère est prof ». Une petite phrase toute simple, sujet-verbe-attribut, qui sort de temps en temps de la bouche de mes deux filles depuis qu’elles sont en âge de la placer dans une conversation (sauf qu’il n’y a pas si longtemps elles disaient encore « ma MAMAN est prof », mais bon…). En dix ans, c'est-à-dire depuis que l’aînée est entrée à l’école primaire, les mots n’ont (presque) pas changé ; les représentations qui vont avec, par contre...

Pour un enfant de sept ou huit ans, l’instit est le centre de l'univers, au même titre que Papa et Maman; donc, une maman prof, c'est un peu une maman au carré, une espèce de super-héroïne. On peut s'en servir pour frimer vis-à-vis des copains, c'est presque aussi cool qu'un papa vétérinaire ;-)

Avec l'âge, les choses changent radicalement; une fois que l'ado a tâté un peu sérieusement de l'enseignement secondaire, le Prof devient l'Ennemi, fourbe et cruel, qui n'a pour unique but (et plaisir, car oui, le Prof est par nature sadique, c'est bien connu) que de pourrir la vie de ses élèves, pourtant dociles et travailleurs... Alors une mère prof, c'est la te-hon suprême, un truc à taire absolument, ou à ne mentionner que dans deux situations bien précises: 
  1. pour inspirer la compassion (- Ta mère a contrôlé ta prépa??? - Ben ouais, ma mère est prof, alors... (soupir résigné et yeux au plafond) - Oooh, t'as trop pas de chance!!!);
  2. pour booster le moral des troupes en cas de travail de groupe à domicile (T'inquiète, ma mère est prof, on va lui dire qu'on ne comprend rien et elle va nous filer un coup de main.).
Et redorer un blason à ce point endommagé n'est pas chose facile, croyez-moi. Je travaille à mon image comme je peux, en tentant de maîtriser leur langue (pas facile, ça évolue constamment), ou en soudoyant les copains avec des pâtisseries maison (mais ça reste ponctuel). J'ai bien pensé à frapper un grand coup en me faisant tatouer (sommet de la coolitude parentale, paraît-il), mais je ne suis psychologiquement pas prête... Je me contenterai donc provisoirement d'un petit goût de kebab;-)

Ingrédients (pour 4 personnes):

Pour les boulettes:

  • 600 gr de blancs de poulet
  • 2 blancs d’oeufs
  • 7 - 8 c. à s. bombées de chapelure
  • 2 c. à c. bombées de mélange d'épices "tandoori"
  • 2 gousses d’ail
  • un peu de lait
  • sel, poivre

Pour la sauce:
  • 2 yaourts à la grecque
  • un demi concombre
  • 2 petites gousses d'ail
  • 1 échalote
  • le jus d'un demi-citron
  • 2 c. à s. de menthe ciselée
  • sel, poivre
  • 1 c. à s. de mayonnaise (optionnel)

Commencez par préparer la sauce. Lavez le concombre et détaillez-le en très très petits dés (pas besoin de l'éplucher). Versez le yaourt dans un grand bol; ajoutez les dés de concombre, l'ail et l'échalote finement émincés, le jus de citron et la menthe. Salez, poivrez, et réservez au frais.

Préchauffez le four à 180°.

Confectionnez les boulettes. Hachez la viande; ensuite, fouettez les blancs d'oeufs pour qu'ils soient mousseux (pas en neige ferme!).

Mélangez les blancs d'oeufs, le haché de poulet, la chapelure, l'ail finement émincé, le lait et les épices "tandoori". Salez et poivrez.

Formez vos boulettes et déposez-les sur une plaque du four recouverte de papier sulfurisé. Enfournez et laissez cuire environ un quart d'heure.

Servez avec la sauce au yaourt et une salade verte "à la grecque" (avec des rondelles d'oignon cru, des olives noires et une vinaigrette citronnée), par exemple.

mercredi 29 janvier 2014

Espuma poivron-tomate

Un jour, un collègue pédagogue m'a dit que j'étais une apprenante intuitive-pragmatique...

Je vous passerai les définitions bien jargonneuses dont les pédagogues ont le secret - pour faire court, ça veut dire que, lorsque je fais l'acquisition d'un nouvel ustensile de cuisine, par exemple, rien que l'idée de me taper lire attentivement le mode d'emploi m'enquiquine prodigieusement, et je préfère expérimenter par moi-même, quitte à faire des bêtises (apprendre par essais et erreurs, c'est quand même apprendre, non?).

En général, ça m'a toujours plutôt réussi... sauf avec le siphon.

L'achat remonte à quelques années, à une époque qui a vu fleurir toute une littérature culinaire à la gloire des mousses, écumes, et autres espumas. J'ai eu envie de m'y mettre, moi aussi, et ai donc investi dans un joli siphon en alu brossé - la classe à Dallas, comme dirait un copain de l'Homme - ainsi que dans un très chouette livre de recettes.

Le livre contenait également toute une série de recommandations relatives à l'utilisation de l'engin, mais dans mon empressement à l'essayer (la faute à mon sale profil intuitif-pragmatique, donc), j'ai bien entendu fait l'impasse. Bien mal m'en a pris, comme vous vous en doutez... Lorsque j'ai appuyé sur la détente, la délicieuse préparation à base de saumon fumé que j'avais versée dans le siphon s'en est tout d'abord échappé - très brièvement - façon explosion atomique (c'est là qu'on regrette que les lunettes ne soient pas équipées d'essuie-glaces), puis plus rien. A peine un minable frrrroutchhh totalement improductif...

Depuis lors, ce bel objet (de ma frustration, surtout...) trônait, fier d'être inutile, sur une étagère de ma cuisine, et je lui lançais régulièrement un regard haineux, jusqu'à ce que mon ami Phil me parle de son menu de Noël et de sa mousse de pommes de terre et courgettes. Mettant mon amour propre de côté, je lui ai confessé mon cuisant échec, et ai été récompensée par un petit cours magistral d'une grande efficacité.

Ses précieux conseils s'articulent en quatre points:
  1. Utiliser un liant, comme de la purée de pommes de terre ou de la crème fraîche grasse (minimum 33%).
  2. Préparer un appareil relativement liquide, la consistance idéale étant un peu plus concentrée qu’une sauce chaude liée.
  3. Passer l'appareil au chinois avant de remplir le siphon. Le moindre petit morceau risque de boucher l’orifice de sortie.
  4. Remplir à 50%, mettre le gaz et secouer énergiquement avant de pulvériser.
Il m'a également envoyé le lien vers cette video très instructive. Encore merci pour tout, Phil: grâce à toi, je siphonne à présent dans les règles, et avec un enthousiasme tout neuf :-)

Cet espuma poivron-tomate peut s'accommoder de beaucoup de choses; j'ai choisi de le servir avec des Saint-Jacques (à la plancha) aux éclats de noisettes grillées et des feuilletés au parmesan (photo).

Ingrédients:
  • 1 beau poivron rouge
  • une demi-boîte de tomates pelées
  • crème fraîche entière (minimum 33% de matière grasse, c'est très important)
  • 2 échalotes
  • 1 gousse d'ail
  • une noix de beurre
  • un trait de vin blanc sec
  • sel, poivre, piment d'Espelette (optionnel)

La veille:

Dans une casserole, faites revenir les échalotes et l'ail finement ciselés dans le beurre. Déglacez avec le vin blanc, et laissez réduire.

Ajoutez le poivron épépiné et coupé en petits cubes, ainsi que la demi-boîte de tomates pelées; salez, poivrez, ajoutez un peu d'eau et éventuellement une pointe de piment d'Espelette, et laissez réduire (au moins une demi-heure).

Passez la préparation au mixer, puis tamisez-la. Pesez-la, et ajoutez-y la moitié du poids en crème fraîche. Passez la préparation au chinois avant de la verser dans le siphon, puis placez le siphon au réfrigérateur.

Le lendemain:

Placez une cartouche de gaz dans le siphon, et servez.

Bonne dégustation!

Panna cotta au caramel à la fleur de sel

Un dessert tout simple et qui fait toujours plaisir...

D'habitude, je le sers avec un coulis de fruits rouges; pour changer un peu, j'ai essayé avec un (très breton) coulis de caramel à la fleur de sel. On y perd en acidité, mais pour ceux qui aiment le caramel, l'association est très agréable.






Ingrédients (pour 6 personnes):

Pour la panna cotta:
  • 50 cl de crème fraîche entière
  • 75 gr de sucre
  • 3 feuilles de gélatine
  • 1 gousse de vanille
Pour le coulis de caramel:
  • 100 gr de sucre en poudre
  • 20 gr de beurre doux
  • 10 cl de crème fraîche entière
  • une pincée de fleur de sel

Fendez la gousse de vanille et récupérez les graines.

Mettez les feuilles de gélatine à ramollir dans de l'eau froide. Pendant ce temps, portez 1/3 de la crème fraîche à ébullition avec le sucre, la gousse et les graines de vanille, puis laissez infuser pendant au moins 3 à 4 minutes.

Hors du feu, ajoutez ensuite la gélatine après l'avoir bien essorée, puis laissez-la se dissoudre tout en mélangeant bien.

Ajoutez le reste de la crème, puis versez la panna cotta dans des raviers individuels.

Laissez refroidir au réfrigérateur pendant au moins une heure.

Préparez le coulis de caramel: saupoudrez de sucre une poêle anti-adhésive, faites-le chauffer et laissez-le caraméliser sans mélanger. Inclinez la poêle pour bien faire fondre tout le sucre, puis laissez-le colorer jusqu'à obtenir une jolie couleur rousse.

A feu doux, incorporez la fleur de sel et le beurre. Une fois que ce dernier a fondu, ajoutez la crème fraîche et mélangez.

Nappez les panna cotta.

Bonne dégustation!

vendredi 24 janvier 2014

Gauff' au suc', comme on dit à Liège...

Les vraies gaufres de Liège, celles dont l'odeur flotte dans les rues commerçantes et à la cafet' de la Fac, qu'on mange à la sortie du fer quitte à se brûler le palais et en se "plaquant" les doigts de sucre caramélisé qu'on "ralèche" (hein, Carine;-) ensuite avec délectation...

Sinon, pour le grand Liège et au-delà, les Gauff' au suc' c'est aussi ça: clic :-)











Ingrédients (Pour 35 à 40 pièces):
  • 750 gr de farine
  • 270 gr de lait
  • 70 gr de levure fraîche
  • 3 oeufs entiers + 2 jaunes
  • une pincée de sel
  • 1 sachet (10 gr) de sucre vanillé
  • 400 gr de beurre mou (c'est-à-dire à température de la pièce)
  • 500 gr de sucre perlé

Délayez la levure dans le lait préalablement tiédi.

Dans un grand saladier, mélangez  la farine, le lait contenant la levure, les oeufs, le sucre vanillé, et la pincée de sel. Lorsque le mélange est homogène, laissez reposer une demi-heure (la pâte va gonfler).

Incorporez ensuite le beurre, puis le sucre perlé. Mélangez bien.

Divisez la pâte en pâtons de +/- 70 gr, et laissez reposer un quart d'heure avant de commencer à cuire (sans matière grasse pour le fer).

Conseil: n'appuyez pas lorsque vous fermez le fer à gaufres; laissez faire le poids naturel des plaques.

Bonne dégustation!