vendredi 21 février 2014

Flan à la noix de coco


Ce que nos enfants pensent de nous…  Après le Chapitre 1, qui aurait pu s’intituler « Ma mère est prof, ça craint», voici le Chapitre 2 : « Les années 80, c’était quand même trop chelou ».

Ils n’en reviennent pas, nos ados : comment les quadras que nous sommes ont-ils pu sortir plus ou moins indemnes (du moins, en apparence) de cette période difficile ?

Car nous avons quand même subi quelques calamités majeures, il faut bien le reconnaître : l’avènement des épaulettes amovibles, qu’on coinçait sous la bretelle du soutien-gorge (si si, rappelez-vous : toutes les filles ressemblaient à des joueuses de foot américain), du pull « chauve-souris » (y compris pour les garçons), de la mèche crêpée (façon Bananarama, avec les créoles qu’on aurait dit des bracelets – Liliane Bettencourt doit sans aucun doute une grosse partie de sa fortune aux fashion victims que nous étions alors ; il flottait en permanence une odeur de laque dans les toilettes de l’école), de la ceinture banane (avec des pin’s dessus, la claaasse!), … Et puis tous ces chanteurs dont il est aujourd’hui charitable de taire le nom (et salutaire d’oublier pour toujours le message) ; non, franchement, ça fait trop pitié, on ne peut pas leur donner tort.

Mais le pire n’est peut-être pas ce dont nous avons dû nous accommoder… Le pire, c’est ce dont nous avons été privés, tout simplement parce que ça n’existait pas encore.

Imaginez : un monde sans smartphone / IPod / tablette… un monde sans WIFI ! Non mais AU SECOURS, quoi ! Pour communiquer avec les copains après les cours autrement qu’en vis-à-vis, c’était Koh-Lanta ; il fallait :

(1) demander aux parents la permission d’utiliser l’unique téléphone familial (doublement scandaleux, c’est clair ; à notre époque, on ne voit plus guère ça qu’en prison, et encore);

(2) composer le numéro (il n’y avait pas de répertoire pré-programmé, c’est dingue, hein ?) en faisant tourner un cadran (oui oui, comme dans les films);

(3) faire court, car les communications étaient encore relativement coûteuses (il fallait aller à l’essentiel, et, surtout, avoir une raison de téléphoner ; on croit rêver…);

(4) tolérer qu’il y ait d’autres personnes dans la pièce (pas possible de s’isoler, les téléphones étaient encore connectés au réseau par un fil branché dans une prise ; la préhistoire, quoi);

(5) et carrément faire des phrases, avec des mots et tout (ben oui, ❤❤❤ ou WTF ça n’aurait pas donné grand-chose avec l’oralité comme unique canal de communication…).

Bref, on ne téléphonait qu’en cas d’urgence, c’est-à-dire quand on avait un problème dans un cours ou pour prévenir qu’on ne serait pas présent le lendemain… Et on croyait qu’on avait une vie ;-)

Un flan à la noix de coco, voilà au moins qui mettra toutes les générations d'accord;-)

Source: Sucrissime

Ingrédients:
  • 1 boîte de lait concentré sucré (400g)
  • le même volume de lait
  • 125 gr de noix de coco râpée
  • 3 oeufs
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • caramel liquide (maison ou du commerce)

Préchauffez le four  à 200°.

Versez le lait concentré sucré dans un saladier. Remplissez la boîte vide avec du lait et versez-le dans le saladier. Ajoutez les jaunes d'oeufs, le sucre vanillé et la noix de coco.

Montez les blancs en neige. Ajoutez-les au mélange précédent et mélangez délicatement.

Versez un peu de caramel liquide dans le fond d'un moule à cake. Versez le contenu du saladier, et faites cuire au bain-marie pendant 40 minutes. Si le dessus du flan dore trop vite, couvrez-le d'une feuille de papier aluminium.

Laissez complètement refroidir et réfrigérez plusieurs heures. Démoulez bien froid (c'est très important).

Bonne dégustation!

Scampis à l'armoricaine

Une délicieuse entrée de Saint-Valentin, avec les fabuleux scampis de la Poissonnerie Wauters. Merci Cristina :-)












Ingrédients (pour deux personnes):
  • une quinzaine de beaux scampis crus
  • 2 c. à s. d’huile d'olive
  • 1 échalote hachée
  • 5 cl de cognac
  • 10 cl de vin blanc sec
  • 1 gousse d'ail
  • 1 c. à c. de persil haché
  • 1 boîte de tomates concassées
  • 10 cl de crème fraîche
  • sel, poivre, piment d'Espelette

Décortiquez les scampis.

Dans l'huile d'olive chaude, faites revenir les échalotes jusqu'à ce qu'elles blondissent légèrement. Ajoutez les scampis et faites cuire 3 minutes à feu vif.

Arrosez avec le cognac et flambez hors du feu. Enlevez les scampis de la poêle. Remettez-la sur le feu et ajoutez le vin, l'ail, le persil, et les tomates. Poursuivez la cuisson 20 minutes à feu doux, à découvert.

Salez, poivrez, et ajoutez le piment d'Espelette. Remettez les scampis dans la sauce, ajoutez la crème et laissez cuire pendant encore 5 minutes à feu doux.

Servez bien chaud, avec un morceau de pain pour saucer, c'est indispensable!

Bon appétit!

vendredi 14 février 2014

Dos de cabillaud en croûte de chorizo

Repas poisson, pas de restes sur les assiettes, et pas de commentaire désobligeant genre "Encore du poisson? Mais on en a déjà eu l'an dernier!"...

Une recette à partager, c'est clair :-)









Ingrédients (pour 4 personnes):
  • 800 gr de dos de cabillaud
  • 50 gr de chorizo (doux ou fort, c'est vous qui voyez)
  • 40 gr de beurre mou
  • 40 gr de parmesan râpé
  • 50 gr de chapelure

Préchauffez votre four à 200°.

Mixez ensemble le chorizo, le beurre, le parmesan et la chapelure.

Etalez cette préparation sur le dos de cabillaud préalablement posé dans un plat allant au four.

Faites cuire 10 à 12 minutes au four; servez chaud.

Suggestion de présentation: avec un risotto aux courgettes ou bien posé sur une purée de pommes de terre dans laquelle vous aurez incorporé de petits dés de courgette sautés au wok avec de l'ail et un trait d'huile d'olive.

Bon appétit!

jeudi 6 février 2014

Boulettes de poulet sauce au yaourt

Vous êtes-vous déjà demandé comment vos enfants parlent de vous à leurs copains ? Comment ils vous perçoivent – en tant que parent, bien sûr, mais aussi de manière plus globale, en tant qu’adulte ?

Prenons un exemple concret : « ma mère est prof ». Une petite phrase toute simple, sujet-verbe-attribut, qui sort de temps en temps de la bouche de mes deux filles depuis qu’elles sont en âge de la placer dans une conversation (sauf qu’il n’y a pas si longtemps elles disaient encore « ma MAMAN est prof », mais bon…). En dix ans, c'est-à-dire depuis que l’aînée est entrée à l’école primaire, les mots n’ont (presque) pas changé ; les représentations qui vont avec, par contre...

Pour un enfant de sept ou huit ans, l’instit est le centre de l'univers, au même titre que Papa et Maman; donc, une maman prof, c'est un peu une maman au carré, une espèce de super-héroïne. On peut s'en servir pour frimer vis-à-vis des copains, c'est presque aussi cool qu'un papa vétérinaire ;-)

Avec l'âge, les choses changent radicalement; une fois que l'ado a tâté un peu sérieusement de l'enseignement secondaire, le Prof devient l'Ennemi, fourbe et cruel, qui n'a pour unique but (et plaisir, car oui, le Prof est par nature sadique, c'est bien connu) que de pourrir la vie de ses élèves, pourtant dociles et travailleurs... Alors une mère prof, c'est la te-hon suprême, un truc à taire absolument, ou à ne mentionner que dans deux situations bien précises: 
  1. pour inspirer la compassion (- Ta mère a contrôlé ta prépa??? - Ben ouais, ma mère est prof, alors... (soupir résigné et yeux au plafond) - Oooh, t'as trop pas de chance!!!);
  2. pour booster le moral des troupes en cas de travail de groupe à domicile (T'inquiète, ma mère est prof, on va lui dire qu'on ne comprend rien et elle va nous filer un coup de main.).
Et redorer un blason à ce point endommagé n'est pas chose facile, croyez-moi. Je travaille à mon image comme je peux, en tentant de maîtriser leur langue (pas facile, ça évolue constamment), ou en soudoyant les copains avec des pâtisseries maison (mais ça reste ponctuel). J'ai bien pensé à frapper un grand coup en me faisant tatouer (sommet de la coolitude parentale, paraît-il), mais je ne suis psychologiquement pas prête... Je me contenterai donc provisoirement d'un petit goût de kebab;-)

Ingrédients (pour 4 personnes):

Pour les boulettes:

  • 600 gr de blancs de poulet
  • 2 blancs d’oeufs
  • 7 - 8 c. à s. bombées de chapelure
  • 2 c. à c. bombées de mélange d'épices "tandoori"
  • 2 gousses d’ail
  • un peu de lait
  • sel, poivre

Pour la sauce:
  • 2 yaourts à la grecque
  • un demi concombre
  • 2 petites gousses d'ail
  • 1 échalote
  • le jus d'un demi-citron
  • 2 c. à s. de menthe ciselée
  • sel, poivre
  • 1 c. à s. de mayonnaise (optionnel)

Commencez par préparer la sauce. Lavez le concombre et détaillez-le en très très petits dés (pas besoin de l'éplucher). Versez le yaourt dans un grand bol; ajoutez les dés de concombre, l'ail et l'échalote finement émincés, le jus de citron et la menthe. Salez, poivrez, et réservez au frais.

Préchauffez le four à 180°.

Confectionnez les boulettes. Hachez la viande; ensuite, fouettez les blancs d'oeufs pour qu'ils soient mousseux (pas en neige ferme!).

Mélangez les blancs d'oeufs, le haché de poulet, la chapelure, l'ail finement émincé, le lait et les épices "tandoori". Salez et poivrez.

Formez vos boulettes et déposez-les sur une plaque du four recouverte de papier sulfurisé. Enfournez et laissez cuire environ un quart d'heure.

Servez avec la sauce au yaourt et une salade verte "à la grecque" (avec des rondelles d'oignon cru, des olives noires et une vinaigrette citronnée), par exemple.