lundi 24 janvier 2011

Mini-"vautes" rhum-raisins


Un souvenir d'enfance revisité: quand j'étais petite fille, les "vautes" de ma grand-mère constituaient le plat de résistance d'un repas annuel (généralement en février) auquel était conviée toute la famille. Elles étaient invariablement précédées d'un potage rustique, un bouillon de volaille riche en légumes et vermicelles, que ma soeur et moi avions fort justement baptisé "la soupe à gros morceaux" (parce qu'elle n'était pas mixée), et qui, à mon grand regret, contenait souvent des fèves...

Les vautes (ou "vôtes", régionalisme signifiant plus ou moins "crêpe épaisse") telles qu'on les conçoit dans ma Hesbaye natale font entre 25 et 30 cm de diamètre et résultent de la cuisson à la poêle d'une pâte levée dont la recette figure ci-dessous. Elles se consomment chaudes, tièdes ou froides, en goûter, en-cas ou dessert (en plus petites portions, alors), avec ou sans sucre, confiture, sirop de Liège, ... L'ajout de raisins secs réhydratés au rhum est facultatif.

Il ne faut surtout pas les confondre avec les "bouquètes" liégeoises, qui, pour bénéficier de l'AOC, doivent impérativement être réalisées avec de la farine de sarrasin.

A ce sujet, je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager Li bouquète èmacralèye, de Georges Ista (1874 - 1939), un poète de chez nous. Pour ceux qui ne connaissent pas cette langue savoureuse qu'est le wallon liégeois, le poème est suivi de sa traduction en français.

Ingrédients (pour 4 personnes):

  • 330 gr de farine
  • 350 ml de lait
  • 25 gr de levure fraîche
  • 1 c. à s. de sucre
  • 1 oeuf
  • 1 biscotte
  • 2 poignées de raisins secs
  • 2 c. à s. de rhum brun

Faites tremper les raisins dans le rhum allongé avec un peu d'eau.

Dans un plat, mélangez la farine et le sucre, et formez un puits.

Ajoutez l'oeuf, la biscotte écrasée dans la moitié du lait, et la levure délayée dans l'autre moitié du lait tiédi. Mélangez jusqu'à ce que la pâte soit relativement lisse.

Laissez monter une petite heure à proximité d'une source de chaleur.

Ajoutez les raisins égouttés, puis cuisez dans uns poêle bien chaude.

Bonne dégustation!

mercredi 19 janvier 2011

Sauce Chut-c'est-un-secret

La question du jour: quel est le Graal du fast food? La pierre philosophale de la malbouffe, qui déclenchera à coup sûr les "Maman, c'est toi la meilleure!"? La recette que beaucoup voudraient posséder mais qui est plus secrète encore que la formule du Coca-Cola et l'identité de l'assassin de Kennedy réunies?

La recette de la fameuse sauce d'un célèbre burger (cf. photo floutée ci-dessus), bien sûr!

Etant donné qu'il est impossible de l'obtenir en toute légalité (même en demandant très gentiment et en promettant que c'est pour sa consommation individuelle - familiale, à la limite - et pas du tout pour en tirer quelque profit que ce soit), et que je ne connais personne travaillant dans le Saint des Saints que je pourrais soudoyer, je tente depuis un certain temps, essai après essai (et erreur), de la copier (bouh le vilain mot!).

Je ne suis pas partie de rien: comme autant de Grands Schtroumpfs dans leurs laboratoires, d'autres avaient entamé les recherches avant moi, et il y a quelques mois j'ai pu bénéficier des résultats d'Erika de la boulangerie (que je remercie), dont je me suis servie comme point de départ.

Je n'ai pas conservé sa recette telle quelle car elle contenait de la sauce andalouse, dont le goût prononcé masquait un peu trop le reste à mon goût. Je l'ai remplacée par la même quantité de sauce cocktail, plus douce et moins typée.

Le goût était plus que satisfaisant; restait à régler le problème de la consistance. En effet, l'oignon frais mixé et les câpres, mêmes égouttées, rendaient trop de jus, et au final la sauce était trop liquide. C'est là que j'ai eu l'idée d'utiliser l'oignon émincé Ducros® (saveur préservée sous vide); plus de problème de jus, et, à condition de préparer la sauce quelques heures à l'avance (ce qui est recommandé de toutes façons, pour permettre la fusion des saveurs), l'oignon se réhydrate, absorbant ce faisant le peu de liquide que les câpres mixées ont produit. 

Conclusion? Nous aussi, c'est le goût;-)

Ingrédients (pour environ 20 cl de sauce):
  • 2 bonnes c. à s. de mayonnaise
  • 1 c. à s. de sauce cocktail
  • 1 c. à s. de câpres égouttées
  • 3 c. à c. de ketchup
  • 1/2 pot (soit 4 gr) d'oignon émincé Ducros® (saveur préservée sous vide)

Versez tous les ingrédients dans le bol du blender, puis mixez jusqu'à l'obtention d'une sauce plus ou moins homogène.

Versez dans un ravier et mettez au moins trois heures au frigo.

Bonne dégustation!

    mercredi 12 janvier 2011

    Ravioles poulet-potiron sauce gorgonzola et noix

    Nouvelle année et, comme d'habitude (et comme tout le monde, j'imagine), bonnes résolutions.

    Cette année, celle de mes 40 ans (bon sang, mais pourquoi, quand je dis ça, ai-je l'impression de parler de quelqu'un d'autre?;-), j'ai décidé de ne plus laisser mon travail envahir toutes les autres sphères de ma vie, et de prendre un minimum de temps pour moi ("Ben il était temps!" - j'ai entendu, hein...). Il était temps, en effet.

    Sport? Certainement pas. Allergie totale. J'ai beaucoup de respect pour ceux qui s'y adonnent avec passion et frénésie, mais à présent, je me connais suffisamment pour savoir que la cause est entendue et bel et bien perdue en ce qui me concerne (que celle qui n'a jamais pris, dans un moment d'égarement diététique, un abonnement à l'année à l'aquagym pour laisser tomber lamentablement six semaines plus tard parce que l'eau est décidément trop humide (surtout en hiver) me jette le premier haltère).

    Non, je vais plutôt tâcher d'alimenter ce blog plus souvent que je ne l'ai fait ces derniers mois, ce qui signifie passer plus de temps dans ma cuisine, et, je l'espère, me remettre à l'écriture, dont j'ai un peu perdu le goût (par manque d'énergie) ces derniers temps, à mon grand regret.

    Pour commencer l'année, je vous propose une recette de ravioles d'automne (en retard, je sais; cf. ci-dessus). 

    Ingrédients (pour 4 personnes):

    Pour la pâte:
    • 200 gr de farine
    • 2 oeufs
    • 1 c. à c. de sel
    • 2 c. à s. d'huile d'olive
    Pour la farce:
    • +/- 400 gr de blancs de poulet cuits
    • +/- 400 gr de chair de potiron
    • 1 petit oignon
    • 1 c. à c. de coriandre fraîche ciselée
    • 1 c. à c. de sauge en poudre
    • sel, poivre, piment d'Espelette
    Pour la sauce:
    • 250 ml de crème fraîche
    • 50 gr de gorgonzola
    • 50 gr de parmesan frais râpé
    • 50 gr de cerneaux de noix
    • sel, poivre, noix de muscade
    Pour la garniture:
    • quelques cerneaux de noix grossièrement broyés
    • tuiles de coppa au parmesan (en option)

    Faites frire l'oignon dans un peu d'huile d'olive. Ajoutez le potiron détaillé en petits dés. Salez et poivrez.

    Lorsque le potiron est cuit, passez-le au mixer avec les blancs de poulet grossièrement hachés. Ajoutez la coriandre, la sauge, et du piment d'Espelette selon votre goût. Réservez.

    Dans un grand bol, mélangez la farine et le sel. Faites un puits au centre, ajoutez les oeufs et l'huile, et mélangez.

    Travaillez la pâte pendant 5 minutes sur votre plan de travail légèrement fariné, puis abaissez-la au rouleau à pâtisserie (hauteur: environ 2 mm).

    A l'aide d'un verre ou d'un bol d'environ 10 cm de diamètre, découpez des disques (que vous plierez de façon à former des demis-lunes) dans la pâte.

    Farcissez les ravioles de la préparation poulet-potiron. Soudez bien les bords à l'aide des dents d'une fourchette.

    La sauce: dans un poêlon, faites fondre à feu doux le gorgonzola et le parmesan dans la crème fraîche. Ajoutez les noix grossièrement broyées, ainsi qu'une pincée de noix de muscade. Salez et poivrez.

    Pendant ce temps, faites cuire les raviolis 3 à 4 minutes dans un grand volume d'eau salée. Egouttez, nappez de sauce, parsemez de quelques brisures de noix et servez sans attendre.

    Bon appétit!