mercredi 30 avril 2014

Poulet à l'ail, au miel et au citron vert

Ce que nos enfants pensent de nous, Chapitre 3, ou "Comment je fous régulièrement la honte à mes filles".

Nos ados sont facilement embarrassés de manière générale, et les filles peut-être encore plus que les garçons (évidemment, j'ai zéro expérience en la matière; il se peut donc que je sois complètement à côté de la plaque...). La maman de la (très) jeune fille apprend vite qu'il y a toute une série d'attitudes et de démarches à éviter à tout prix si elle ne veut pas encourir les foudres de sa délicieuse progéniture, comme, par exemple, entrouvrir de trois centimètres la porte de la cabine d'essayage pour voir comment lui va ce ravissant soutien-gorge (même s'il n'y a pas âme qui vive à dix mètres alentours) ou prendre trente secondes de réflexion pour choisir la bonne taille de sparadrap au supermarché quand le chef de rayon a eu l'idée saugrenue de ranger ces derniers juste à côté des préservatifs et autres "gels de massage"...

Mais il y a surtout une règle à ne pas enfreindre: il ne faut JAMAIS leur foutre la honte devant les copains. Tout parent qui commet ce genre de bourde s'en mord les doigts (non sans avoir préalablement jubilé - in petto, ça va de soi - de les voir vainement essayer de se confondre dans l'environnement... allez, vous aussi, avouez!). Et les représailles sont en général à la hauteur de l'infraction, qui peut être qualifiée de différentes manières suivant la gravité des faits:

(1) Le délit mineur, comme quand un copain vous voit en train de mettre un maxi-pack de rouleaux de papier WC dans votre caddie chez Okay. Conseil perso: n'aggravez pas votre cas en faisant remarquer à votre ado que ses copains n'ont pas la capacité de sublimer leurs déchets organiques et utilisent donc aussi ce genre de fourniture domestique...

(2) Le crime, comme quand vous devez aller chercher votre ado à la sortie de l'école parce que les bus ne roulent pas et que, lasse d'attendre qu'elle ait terminé sa passionnante conversation avec ses potes sur le parvis de l'établissement alors que vous êtes super mal garée, vous donnez un rikiki mini coup de klaxon pour attirer son attention.

(3) Le crime avec préméditation (la spécialité de l'Homme), comme quand vous avez laissé votre voiture au garage pour l'entretien, qu'on vous a prêté une Twingo rose flashy en guise de véhicule de courtoisie, que vous allez chercher votre ado à la sortie de l'école et que, mue par une soudaine pulsion de mort,  vous décidez de vous poster bien en vue, fenêtres ouvertes, musique à fond, et de la héler bien fort dès qu'elle franchit la porte par le petit surnom affectueux que vous lui donnez depuis qu'elle a quatre ans... Bon, j'avoue, ça c'est abuser, comme ils disent;-)

(4) Le crime de haute trahison, comme quand votre ado est invitée à une soirée chez un copain / une copine, que vous l'y conduisez, que vous ne vous contentez pas de larguer le colis à 150 mètres du lieu de la fête mais que vous insistez pour l'accompagner jusqu'à la porte d'entrée, et que, ne voyant pas les parents, vous filez votre numéro de portable au copain / à la copine "au cas où", en ajoutant (honte suprême): "Tu n'oublieras pas de le donner à tes parents?". Après un truc pareil, et pour peu qu'elle se soit pris une réflexion du genre "c'est une stressée, hein, ta mère?", attendez-vous à un crapuleux retour de flammes quand vous irez la rechercher le lendemain... Et dire que vous aviez mis un point d'honneur à éviter de lui rappeler les dangers de l'alcool et autres substances "récréatives" devant témoins... c'est vraiment mal payé.

Heureusement pour eux  - et accessoirement pour les relations intra-familiales, comme disait Garcia Marquez, "la honte a mauvaise mémoire" :-)

Une recette de poulet qui, elle, a mis tout le monde d'accord - avec un bon poulet et des grenailles Anabelle de la Ferme Schalenbourg, évidemment :-)

Ingrédients (pour 4 personnes):
  • 1 poulet entier
  • 800 gr de grenailles Anabelle
  • 4 gousses d'ail
  • le jus de deux citrons verts + 1 citron vert entier
  • 50 gr de beurre (le beurre salé de Warnant-Dreye, aussi en vente à la ferme Schalenbourg, une vraie tuerie!)
  • 3 c. à s. de miel liquide
  • 1/2 c. à c. de purée de piment
  • sel, poivre

Préchauffez le four à 200°.

Emincez finement l'ail; mettez-le dans un poêlon avec le jus de citron, le beurre, le miel, et la purée de piment. Salez et poivrez, puis faites chauffer à feu doux jusqu'à ce que le beurre soit fondu.

Placez le poulet et les pommes de terre ensemble dans un plat allant au four. Badigeonnez copieusement le poulet avec la sauce au citron et au miel; versez l'excédent de sauce sur les pommes de terre. Coupez le citron en tranches; placez-en trois ou quatre sur le poulet, les autres avec les pommes de terre.

Faites cuire au four entre 1 heure et 1 heure 30, suivant la taille du poulet.

Servez avec une salade verte et des oignons nouveaux d'Aux goûts des saisons, par exemple.

Bon appétit!

3 commentaires:

catherine a dit…

Mouahahaha, j'adooooore! (et tu n'es pas du tout à coté de la plaque: les mecs, c'est pareil! Je me réjouis déjà! :))
Gros bisous... et je te dis quand on essaie la recette, qui a l'air bien hmmmmmm...

catherine a dit…

Tiens, rien à voir mais si un jour t'as un gros coup de gueule sur "une école" (la tienne, la leur...): http://www.e-zabel.fr/choix-ecole-privee-publique-paris/
Histoire de voir qu'y a pire ailleurs...
Bisous!

Anonyme a dit…

Ça a l'air très sympa ! Tes belles recettes et nos bons vins - il y aura à discuter des ados;-)
Bises,
genia